Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Porte Saint-Pierre (cad. NON CADASTRE) : inscription par arrêté du 21 mai 1970
Personnages clés
Jean-Claude Eléonor Le Michaud d’Arçon - Ingénieur du Roi
Concepteur de la porte en 1771-1773.
Louis XIV - Roi de France
Reconquête de la Franche-Comté (1678).
Origine et histoire de la Porte Saint-Pierre
La Porte Saint-Pierre de Pontarlier est une porte de ville de style classique, construite entre 1771 et 1773 par l'ingénieur du Roi Jean-Claude Eléonor Le Michaud d’Arçon. Elle remplace une ancienne porte défensive détruite lors de l'incendie de 1736 qui ravagea la ville et ses fortifications. Inspiré de la porte Saint-Martin de Paris, ce monument commémore à la fois la reconstruction de Pontarlier et le traité de Nimègue (1678), marquant la reconquête française de la Franche-Comté sous Louis XIV. Elle symbolise aussi les valeurs républicaines de l'époque, avec les mots Liberté et Égalité (la Fraternité sera ajoutée plus tard, en 1848).
Entre 1895 et 1898, la porte subit une restauration majeure : un campanile, une horloge, une cloche (sonnant les quarts d'heure) et deux fontaines latérales y sont ajoutés. Ces modifications transforment son aspect initial, tout en renforçant son rôle central dans la vie urbaine. Au XXe siècle, elle est rebaptisée Porte Saint-Pierre et devient l’emblème officiel de Pontarlier, marquant l’identité historique et culturelle de la ville.
Classée aux monuments historiques depuis le 21 mai 1970, la porte fait l’objet d’une restauration complète à partir de novembre 2024. Les travaux prévoient le remplacement de pierres abîmées, la réfection de la couverture, la restauration du campanile et le rétablissement des couleurs d’origine. Ces interventions visent à préserver ce patrimoine emblématique, témoin des évolutions architecturales et politiques de Pontarlier depuis le XVIIIe siècle.
À l’origine, la porte marquait l’entrée de la ville depuis les faubourgs, près de l’église Saint-Bénigne. Elle s’intégrait dans un système défensif plus large, composé de remparts et de fossés. Sa transformation en monument décoratif, puis en symbole républicain et religieux (dédiée à saint Pierre au XXe siècle), illustre les mutations de son rôle au fil des siècles, passant d’une fonction militaire à une valeur patrimoniale et identitaire.