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Portion du site typique d'éperon à Hières-sur-Amby dans l'Isère

Isère

Portion du site typique d'éperon

    Route Sans Nom
    38118 Hières-sur-Amby
Portion du site typique déperon
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Portion du site typique déperon
Portion du site typique déperon
Crédit photo : Ce fichierest l’œuvre deXavier Caré. Merci de cré - Sous licence Creative Commons

Frise chronologique

Néolithique
Âge du Bronze
Haut Moyen Âge
XIXe siècle
Époque contemporaine
4100 av. J.-C.
4000 av. J.-C.
1100 av. J.-C.
300
400
500
600
700
800
1900
2000
Néolithique récent
Première occupation sporadique
Âge du bronze final
Habitat de cabanes et fosses
IIIe siècle
Sanctuaire dédié à Mercure
Milieu IVe–fin Ve siècle
Établissement agricole tardo-antique
VIe siècle
Villa burgonde et castrum mérovingien
VIIIe siècle
Abandon volontaire du site
12 avril 1983
Classement monument historique
1977–1995
Fouilles archéologiques ministérielles
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Portion du site typique d'éperon (cad. C 253) : classement par arrêté du 12 avril 1983

Personnages clés

Père Nicolet - Curé de Chavanoz Initiateur des premières fouilles (1970–1975).
Patrick Porte - Archéologue, ministère de la Culture Dirigea 18 ans de fouilles (1977–1995).

Origine et histoire

Larina, ou éperon barré d'Hières-sur-Amby, est un site archéologique de 21 hectares situé dans le nord de l’Isère, en région Rhône-Alpes (aujourd’hui Auvergne-Rhône-Alpes). Construit sur un éperon rocheux dominant le Rhône de 200 mètres, il est protégé par un rempart de 950 mètres. Classé monument historique en 1983, il s’étend sur les communes de Hières-sur-Amby et Annoisin-Chatelans. Des carrières ont endommagé le site au début du XXe siècle, avant des fouilles systématiques à partir des années 1970.

Le site montre une occupation sporadique dès le Néolithique récent, suivie d’un habitat de cabanes à l’Âge du bronze final, avec un possible premier rempart. À l’Âge du fer (période laténienne), il devient un oppidum allobroge, lieu de rassemblements et de marchés, associé à un sanctuaire celtique. Les vestiges incluent des dépôts funéraires (armes, céramiques) dans des cheminées de falaise, comme le « Trou de la Chuire ».

À l’époque romaine, un sanctuaire dédié à Mercure (IIIe siècle) est érigé, marqué par un autel et des blocs de construction dispersés. Entre le milieu du IVe et la fin du Ve siècle, le site abrite un établissement agricole tardo-antique : cabanes en torchis, nécropoles (« La Motte 1 et 2 »), et un fanum (temple traditionnel). Une sépulture exceptionnelle, aux rites funéraires violents (décapitation, pieds liés), suggère un individu craint ou puni.

Au VIe siècle, une villa burgonde remplace l’établissement agricole, avec un grand bâtiment en pierre (1 500 m2) et des activités agro-pastorales. Des églises funéraires (« Mollard 1 et 2 ») et un mausolée apparaissent, reflétant une communauté franque organisée. Le rempart laténien est reconstruit avec des blocs antiques réemployés. Le mobilier métallique et les études anthropologiques révèlent alors une population métissée, incluant des guerriers francs.

Au VIIIe siècle, le site est abandonné volontairement : bâtiments murés, outils déménagés, et murs laissés à l’abandon. Les communes actuelles de Hières-sur-Amby et Annoisin-Chatelans en sont aujourd’hui propriétaires. Transformé en parc archéologique après 18 ans de fouilles (1977–1995), le site abrite la Maison du Patrimoine, musée présentant les objets découverts.

Liens externes