Propriété de la commune ; propriété d’un établissement public
Frise chronologique
Antiquité
Haut Moyen Âge
Moyen Âge central
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
0
100
…
1900
2000
9-11 août 1944
Destruction pendant la guerre
Destruction pendant la guerre 9-11 août 1944 (≈ 10)
La grue est détruite à 95 % par des charges d'explosifs lors du repli des forces allemandes.
1942-1943
Construction initiale
Construction initiale 1942-1943 (≈ 1943)
La grue noire est construite pendant l'Occupation et mise en service en mars 1943.
1944-1947
Reconstruction post-guerre
Reconstruction post-guerre 1944-1947 (≈ 1946)
La grue est reconstruite et remise en service en 1947, financée par les dommages de guerre.
2 avril 1948
Chute due à une tempête
Chute due à une tempête 2 avril 1948 (≈ 1948)
Une tempête provoque la chute de la grue sur un chalutier, nécessitant des réparations jusqu'au début des années 1950.
1967
Fin de service
Fin de service 1967 (≈ 1967)
La grue cesse son activité avec le transfert de la construction navale vers un autre site.
2012
Rachat par la ville
Rachat par la ville 2012 (≈ 2012)
La ville de Nantes rachète la grue pour la conserver comme élément de mémoire industrielle.
17 octobre 2018
Inscription au titre d'objet
Inscription au titre d'objet 17 octobre 2018 (≈ 2018)
La grue noire est inscrite au titre d'objet.
2022
Début des travaux de restauration
Début des travaux de restauration 2022 (≈ 2022)
Des travaux de restauration de la grue commencent en septembre 2022.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Le portique en béton armé avec son rail (vestiges de l’atelier de chaudronnerie), le chemin de roulement sur l’estacade ainsi que les deux butées situées aux extrémités est et ouest, figurant au cadastre section IK sur la parcelle n° 36 : inscription par arrêté du 1er décembre 2022
Origine et histoire
La grue noire est une grue monumentale de Nantes, ancien appareil de levage des Chantiers Dubigeon de Chantenay, aujourd'hui désaffectée et témoignant du passé industriel de la ville. Construite à partir de 1942 pendant l'Occupation par les établissements Joseph Paris et le service des Appareils de Levage des Ateliers et Chantiers de la Loire, elle a été mise en service en mars 1943 pour les opérations d'armement des navires construits sur la zone industrialo-portuaire du Bas-Chantenay. À l'époque, les chantiers Dubigeon étaient spécialisés dans la construction de chalutiers, de petits cargos et de sous-marins ; la nouvelle grue remplaçait un engin de plus faible capacité et permettait d'assurer la manutention des équipements intérieurs et extérieurs des navires après leur mise à l'eau. Lors du repli des forces allemandes en août 1944, des sabotages ont été réalisés dans le port : la grue a été détruite à 95 % par des charges d'explosifs les 9, 10 et 11 août. Sa reconstruction a commencé en septembre 1944, s'est poursuivie jusqu'à la fin de 1946 et la remise en service a eu lieu en 1947, les réparations ayant été financées par les dommages de guerre. Le 2 avril 1948, une tempête provoqua la chute de la grue sur un chalutier en réparation ; les travaux de remise en état furent alors pris en charge par le chantier et la grue ne reprit pleinement du service qu'au début des années 1950. Elle demeura en service jusqu'en 1967, date du transfert de l'activité de construction navale de Chantenay vers le site de la Prairie-au-Duc. Pesant 110 tonnes et doté d'un portique dissymétrique, l'appareil se déplaçait le long du quai sur un dispositif de roulements ; sa capacité de levage était de 13 tonnes à 7,80 mètres, 9 tonnes à 11 mètres et 5 tonnes au bout de flèche à 23 mètres. Rachetée par la ville de Nantes en 2012, la grue noire est conservée comme élément de mémoire industrielle, aux côtés de la grue jaune située en amont sur l'île de Nantes, également ancienne propriété des Chantiers Dubigeon. Des travaux de restauration ont débuté en septembre 2022. La grue a fait l'objet d'une inscription au titre d'objet le 17 octobre 2018, et l'ensemble (portique en béton armé avec son rail, le chemin de roulement sur l'estacade, les deux butées est et ouest) a été inscrit aux Monuments historiques par arrêté du 1er décembre. Elle apparaît enfin dans une scène du film La Reine blanche (1991).