Construction initiale 1724 (≈ 1724)
Construction de la poudrière par la Compagnie des Indes orientales.
21 septembre 1809
Résistance anglaise
Résistance anglaise 21 septembre 1809 (≈ 1809)
Les troupes se replient à la poudrière pour résister.
1970
Abandon du site
Abandon du site 1970 (≈ 1970)
La poudrière est abandonnée dans les années 1970.
31 octobre 1994
Inscription historique
Inscription historique 31 octobre 1994 (≈ 1994)
La poudrière est inscrite aux monuments historiques.
XXe siècle
Transformation en magasin
Transformation en magasin XXe siècle (≈ 2007)
La poudrière est transformée en magasin de stockage.
2010
Rachat par la ville
Rachat par la ville 2010 (≈ 2010)
La ville de Saint-Paul rachète la poudrière à l'État.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Poudrière (cad. CW 58) : inscription par arrêté du 31 octobre 1994
Personnages clés
Antoine Desforges-Boucher
Gouverneur ayant ordonné la construction de la poudrière.
Origine et histoire
La poudrière de Saint-Paul est un ancien bâtiment militaire situé sur la commune de Saint-Paul, à La Réunion. Elle se trouve le long du chemin de la Poudrière (route de Bellemène), entre Grande Fontaine et la réserve naturelle de l'étang de Saint-Paul, et son implantation a été décidée pour pouvoir repousser les attaques de pirates au XVIIIe siècle. Construite au XVIIIe siècle par la Compagnie des Indes orientales sur ordre du gouverneur Antoine Desforges-Boucher, son linteau porte la date de 1724. Les troupes basées à Saint-Paul se replièrent à proximité de la poudrière le 21 septembre 1809 pour résister à une attaque anglaise. Transformée en magasin de stockage au cours du XXe siècle, elle fut abandonnée dans les années 1970. Elle est inscrite au titre des monuments historiques depuis le 31 octobre 1994 et a été rachetée par la ville de Saint-Paul à l'État en 2010 pour 40 000 €. Des volontaires de l'association Chantiers Histoire et Architecture Médiévales ont participé à sa restauration entre 2001 et 2004, et des fouilles archéologiques menées en 2013 et 2018 ont apporté de nouvelles connaissances sur le bâti. La poudrière figure sur le circuit touristique du Tour des Roches. Le bâtiment est semi-enterré, voûté en plein-cintre et recouvert d'argamaste, un mortier d'origine indienne ; il est protégé par un mur d'enceinte auquel était originellement associé un corps de garde aujourd'hui disparu.