Proposition de Vauban 1692 (≈ 1692)
Vauban propose des travaux pour renforcer les défenses de Grenoble.
1700
Projet d'agrandissement
Projet d'agrandissement 1700 (≈ 1700)
Vauban présente un projet d'agrandissement de l'enceinte de Grenoble.
4e quart XVIIe siècle
Construction de la poudrière
Construction de la poudrière 4e quart XVIIe siècle (≈ 1787)
Conception et construction de la poudrière par Vauban.
XIXe siècle
Remaniement de la façade
Remaniement de la façade XIXe siècle (≈ 1865)
La façade principale de la poudrière est remaniée par le général Haxo.
1875
Modification de la toiture
Modification de la toiture 1875 (≈ 1875)
La toiture est déposée et la voûte est recouverte d'une couche de terre.
22 mars 1973
Inscription monument historique
Inscription monument historique 22 mars 1973 (≈ 1973)
La poudrière est inscrite au titre des monuments historiques.
2003
Création de l'ARPP
Création de l'ARPP 2003 (≈ 2003)
Création de l'Association pour la rénovation et la réhabilitation de la poudrière de Vauban.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Poudrière du bastion 10 (ancienne) (cad. C 1055) : inscription par arrêté du 22 mars 1973
Personnages clés
Sébastien Le Prestre de Vauban
Marquis et concepteur de la poudrière de Grenoble.
François Nicolas Benoît Haxo
Général ayant remanié la façade principale de la poudrière au XIXe siècle.
Origine et histoire de la Poudrière de Vauban
La poudrière de Vauban est un monument historique situé rue du commandant L'Herminier, dans l'enceinte de la cité administrative Dode à Grenoble (Isère). Conçu par le marquis Sébastien Le Prestre de Vauban et daté de la fin du XVIIe siècle, cet ancien magasin à poudre de bastion a été inscrit au titre des monuments historiques le 22 mars 1973. Le bâtiment se trouve à proximité immédiate de l'Hôtel de police et non loin des tours de l'Île-Verte ; parmi les deux magasins à poudre prévus par Vauban pour Grenoble, seul celui situé près de l'Île Verte est encore visible. La poudrière est installée à l'entrée de l'ancienne caserne militaire transformée en cité administrative et reste accessible aux piétons pendant les heures d'ouverture de la cité, les visites étant toutefois soumises à autorisation ; le site est aussi ouvert au public lors d'événements comme les journées du patrimoine. Il est desservi par la ligne B du tramway, station Notre-Dame Musée, et par la ligne 13 des Bus Proximo, arrêt Mutualité. Lors de ses inspections du Dauphiné, Vauban proposa dès 1692 des travaux pour renforcer les défenses de Grenoble, mais ses demandes ultérieures, y compris un projet d'agrandissement de l'enceinte présenté en juillet 1700, rencontrèrent peu d'issue. La façade principale de la poudrière a été remaniée au XIXe siècle par le général François Nicolas Benoît Haxo, alors inspecteur général des fortifications. Une association, l'Association pour la rénovation et la réhabilitation de la poudrière de Vauban (ARPP), a été créée en 2003 pour défendre le site. Le magasin à poudre est un bâtiment allongé de plan rectangulaire, mesurant trente-cinq mètres sur quinze. Il comprend une salle voûtée, dite à l'épreuve des bombes, longue de trente mètres, large de huit et haute de six mètres sous la clé de la voûte en plein cintre. Après la dépose de la toiture vers 1875, la voûte a été recouverte d'une épaisse couche de terre, les progrès de l'artillerie rendant la structure initiale inefficace. Les murs sont particulièrement épais — les pignons d'environ 1,30 mètre et les murs latéraux d'environ 3 mètres — et renforcés par cinq gros contreforts conçus pour favoriser une explosion verticale plutôt que latérale. Pour limiter l'humidité, la poudrière dispose d'un vide sanitaire sous le plancher et de barbacanes, évents en chicane, percées dans les murs latéraux afin d'assurer le renouvellement d'air tout en empêchant l'entrée de projectiles. Les éléments métalliques tels que clous, gonds et serrures sont en bronze pour éviter les étincelles, et les magasiniers n'étaient autorisés à pénétrer dans l'édifice qu'en sabots de bois non cloutés. Un grand mur longe la rue du commandant L'Herminier et, par un décalage de l'axe des portes, forme un sas d'entrée qui évite un accès direct à l'intérieur. L'usage et l'architecture de la poudrière obéissent aux prescriptions de sécurité propres aux magasins à poudre pour canon et à mousquet. Le site présente des vues extérieures et intérieures et conserve des éléments comme des plaques de pierre ; l'éclairage était assuré par une baie haute en pignon, et la poudrière se situe dans le paysage urbain à proximité de l'hôtel de police et d'une tour de l'Île Verte.