Destruction par l'ouragan 1928 (≈ 1928)
L'ouragan Okeechobee dévaste la ville, nécessitant une reconstruction.
1931
Construction du presbytère
Construction du presbytère 1931 (≈ 1931)
Ali Tur réalise le presbytère dans le cadre des reconstructions.
2017
Classement historique
Classement historique 2017 (≈ 2017)
Le presbytère est classé aux monuments historiques.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Le presbytère, tel que délimité en rouge sur le plan annexé à l'arrêté (cad. AD 76) : classement par arrêté du 8 juin 2017
Personnages clés
Ali Tur
Architecte ayant conçu le presbytère et d'autres bâtiments de la ville.
Origine et histoire
Le presbytère de Lamentin, situé sur l'île de Basse-Terre en Guadeloupe, appartient à l'ensemble urbain et administratif du centre-ville. Œuvre d'Ali Tur, il a été réalisé en 1931 dans le cadre des reconstructions décidées après l'ouragan Okeechobee de septembre 1928, mission confiée à l'architecte par le Ministère des Colonies. Ali Tur a cherché à instaurer une homogénéité urbanistique et stylistique dans la commune, qui rassemble la plus forte densité de ses réalisations, notamment l'hôtel de ville, la justice de paix, le groupe scolaire, le square et le monument aux morts, le marché et l'église de la Sainte-Trinité, à laquelle le presbytère est rattaché. Le bâtiment remplace l'ancien presbytère reconstruit en 1892. Inscrit en 2009 (annulation), il est classé aux monuments historiques par l'arrêté du 8 juin 2017 et porte le label « Patrimoine du XXe siècle ».
Architecturalement, il s'agit d'un édifice rectangulaire en béton armé, composé d'un soubassement, d'un rez-de-chaussée et d'un étage, tous deux entourés de galeries. La façade symétrique présente trois travées de galeries superposées, des angles arrondis qui adoucissent la silhouette et des poteaux de section carrée. À l'étage, un balcon arrondi est pourvu d'un garde-corps plein ; la toiture est plate en béton armé et déborde la façade pour former la couverture de la terrasse. L'attention portée aux détails se traduit par un motif de croix plaqué au centre du balcon et par l'emploi de jardinières servant de garde-corps au rez-de-chaussée.