Frise chronologique
1236
Mention de *« lo cap del castel »*
Mention de *« lo cap del castel »*
1236 (≈ 1236)
Première référence écrite à la tête du château.
XIVe siècle
Construction de l’église Saint-Aignan
Construction de l’église Saint-Aignan
XIVe siècle (≈ 1450)
Remplace Sainte-Catherine comme église paroissiale.
XIXe siècle
Destruction de l’église Sainte-Catherine
Destruction de l’église Sainte-Catherine
XIXe siècle (≈ 1865)
Ne subsiste que son portail.
17 avril 1984
Classement Monument Historique
Classement Monument Historique
17 avril 1984 (≈ 1984)
Protection des façades et vestiges.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Façades Ouest et Sud ; passage voûté et portail de l'ancienne église Sainte-Catherine ; vestiges de l'ancienne enceinte du château au Sud de la parcelle 254 (cad. AB 254, 255, 256) : inscription par arrêté du 17 avril 1984
Personnages clés
| Archiprêtre de Bélaye - Responsable religieux local |
Résidait dans le presbytère au XIIIe siècle. |
| Évêques de Cahors - Seigneurs ecclésiastiques |
Propriétaires du château adjacent au presbytère. |
Origine et histoire
Le presbytère de Bélaye, situé dans le département du Lot en région Occitanie, est un édifice historique dont les origines remontent aux XIIIe et XIVe siècles. Il constituait l’entrée principale du bourg médiéval de Bélaye, abritant sous son appellation actuelle les vestiges du château épiscopal, de la demeure de l’archiprêtre et de l’église Sainte-Catherine. En 1236, cette zone était désignée sous le nom de « lo cap del castel » (la tête du château) et était protégée par un fossé. Ce site était un point stratégique du castrum médiéval, marquant l’accès à la cité fortifiée.
L’église Sainte-Catherine, aujourd’hui disparue à l’exception de son portail, servait d’église paroissiale jusqu’à la construction de l’église Saint-Aignan (ou église Grande) au XIVe siècle. Les ruines actuelles incluent aussi un passage voûté nommé « Arboou », ancienne entrée de la citadelle, ainsi que des vestiges des prisons et de l’enceinte du château. Ces éléments témoignent de l’importance administrative et religieuse du site, lié à l’autorité des évêques de Cahors.
Le presbytère a été partiellement transformé au XVIIe siècle, mais ses structures médiévales restent visibles. Classé Monument Historique depuis le 17 avril 1984, il illustre l’évolution architecturale et urbaine de Bélaye, entre fonction défensive, religieuse et résidentielle. Les façades ouest et sud, le passage voûté et le portail de Sainte-Catherine sont aujourd’hui protégés, offrant un aperçu tangible de ce passé complexe.
Les fouilles et études, comme celles citées dans les ouvrages de Gilles Séraphin ou Nicolas Bru, soulignent le rôle central de ce site dans l’histoire locale. Le presbytère incarne ainsi la superposition des époques : un château épiscopal devenu résidence cléricale, puis un ensemble monumental marqué par les destructions du XIXe siècle et les restaurations modernes.
La localisation du presbytère, à proximité immédiate de l’ancien château et de l’église, reflète l’organisation spatiale typique des castrums occitans. Ces ensembles regroupaient pouvoir politique (château), religieux (église) et communautaire (bourg), souvent ceints de remparts. Bélaye, comme d’autres villes de la vallée du Lot, tirait sa prospérité du commerce fluvial et de l’agriculture, dans un contexte marqué par les conflits féodaux et les rivalités entre seigneurs laïcs et ecclésiastiques.
Aujourd’hui, le site offre un témoignage matériel des dynamiques médiévales, bien que son état de conservation soit partiel. Les éléments protégés — façades, passage voûté et vestiges du château — permettent aux visiteurs de saisir l’ampleur de l’ancien complexe, tout en rappelant les transformations subies au fil des siècles, des guerres de Religion aux réaménagements modernes.