Frise chronologique
1489
Construction du manoir
Construction du manoir
1489 (≈ 1489)
Date gravée sur la bâtisse dite *La Baume*.
1701
Passage aux Saint-Ours
Passage aux Saint-Ours
1701 (≈ 1701)
Mariage de Marie-Charlotte de Solminihac avec Pierre de Saint-Ours.
1793
Échappée révolutionnaire
Échappée révolutionnaire
1793 (≈ 1793)
Pierre de Saint-Ours sauvé par les paysans.
1875
Installation du presbytère
Installation du presbytère
1875 (≈ 1875)
Achat par le maire et rétrocession à la commune.
27 janvier 1948
Classement Monument Historique
Classement Monument Historique
27 janvier 1948 (≈ 1948)
Protection de la porte Renaissance.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
La porte Renaissance : inscription par arrêté du 27 janvier 1948
Personnages clés
| Pierre de Saint-Ours - Seigneur de Bouniagues (XVIIIe siècle) |
Propriétaire sauvé en 1793, décédé en 1806. |
| Marie-Charlotte de Solminihac - Héritière des Solminihac |
Épouse Pierre de Saint-Ours en 1701. |
| Martial Delpit de Castang - Maire de Bouniagues (XIXe siècle) |
Acheteur du château en 1875. |
| Famille de Solminihac - Ancien propriétaires (XVe-XVIIe siècles) |
Lignée seigneuriale avant les Saint-Ours. |
Origine et histoire
Le presbytère de Bouniagues est installé dans la partie ouest d’un manoir des XVe et XVIe siècles, situé dans le Périgord pourpre, sur la commune de Bouniagues (Dordogne). Ce manoir, dit La Baume ou Labaulme, fut construit en 1489 et présente des éléments défensifs comme une tour polygonale et des fenêtres Renaissance à meneaux. La porte d’entrée, ornée d’un blason aux têtes de lions ou d’ours (attribuées à la famille de Saint-Ours), est classée Monument Historique depuis 1948. L’édifice, initialement plus haut, fut abaissé d’un étage et perdit ses tours d’angle en encorbellement.
Au XIXe siècle, le maire Martial Delpit de Castang acquiert le château en 1875 et cède sa moitié ouest à la commune pour y établir le presbytère. Ce dernier conserve des traces architecturales médiévales, comme un escalier à vis en pierre et des cheminées du XIVe siècle. La tour d’escalier polygonale, avec son porche en arc brisé rare dans la région, rappelle celui du château de Lanquais, suggérant un même artisan. Les façades sud et nord arbore des fenêtres Renaissance surmontées d’arcatures.
L’histoire du manoir est marquée par la famille de Saint-Ours, propriétaire à partir de 1701 après le mariage de Marie-Charlotte de Solminihac avec Pierre de Saint-Ours. En 1793, Pierre de Saint-Ours, seigneur des lieux, échappe à une arrestation révolutionnaire grâce à l’intervention des paysans de Bouniagues. Le presbytère, installé un siècle plus tard, perpétue ce patrimoine en accueillant aujourd’hui des logements dans sa partie ouest, ouverts au public.
Les seigneurs de Solminihac, propriétaires du XVe au XVIIe siècle, cèdent le château aux Saint-Ours, qui le conservent jusqu’à la Révolution. Le blason sculpté au-dessus de la porte, représentant deux créatures hybrides (lions ou ours), symbolise cette lignée. Les cheminées intérieures, datées du XIVe siècle, témoignent d’une occupation antérieure à la construction du manoir actuel. La protection au titre des Monuments Historiques ne concerne que la porte Renaissance, élément emblématique de l’édifice.
Devenir actuel
Aujourd'hui, le château et son ancien presbytère ont conservé leur histoire, leur authenticité et leur charme ; par la volonté des propriétaires ; en poursuivant d'importants travaux de rénovation ; et en ouvrant au public l'ancien presbytère (niveau I) et le château (niveau I, II, III et IV) ; dans le cadre de locations de prestige pour un week-end ou un séjour.
En référence aux deux des plus anciennes familles ayant occupé les lieux ; les propriétaires ont baptisé 2 des 4 parties ouest du château, par les noms de "Seigneurie de Solminihac" (au niveau I) et Seigneurie de Saint Ours (au niveau II).