Construction du presbytère 1760 (≈ 1760)
Initié par le curé Dufour pour rivaliser avec le château.
XVIIIe siècle (disparition au XXe siècle)
Perte du fronton en bois
Perte du fronton en bois XVIIIe siècle (disparition au XXe siècle) (≈ 2007)
Élément décoratif central aujourd’hui disparu.
15 juillet 2009
Classement monument historique
Classement monument historique 15 juillet 2009 (≈ 2009)
Inscription en totalité par arrêté ministériel.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Le presbytère en totalité (cad. C 702, lieudit le Presbytère) : inscription par arrêté du 15 juillet 2009
Personnages clés
Curé Dufour - Commanditaire et bâtisseur
A fait construire le presbytère en 1760.
Origine et histoire du presbytère
Le presbytère de Carantilly est un bâtiment ecclésiastique catholique construit au 3e quart du XVIIIe siècle, plus précisément en 1760, à l’initiative du curé Dufour. Ce dernier souhaitait rivaliser avec le château de Carantilly, édifié peu avant, en offrant une résidence digne de son statut. L’architecture se compose de cinq travées surmontées d’un étage carré, avec un avant-corps central en légère saillie, autrefois orné d’un fronton en bois aujourd’hui disparu. À l’intérieur, la distribution des pièces, conservée intacte, révèle un agencement typique de l’époque, avec des éléments remarquables comme une cheminée à trumeau sculpté dans la salle à manger et des mascarons en tête de Gorgone ornant les portes d’entrée.
La pièce maîtresse de l’étage, appelée « chambre de l’Évêque », servait de salle de réception, soulignant le rôle social et représentatif du curé. Le presbytère était entouré d’un jardin d’agrément ceinturé de douves en eau, élément rare pour ce type de bâtiment. Classé monument historique en totalité par arrêté du 15 juillet 2009, il appartient aujourd’hui à la commune de Carantilly. Son état de conservation permet d’étudier l’organisation spatiale et le décor des presbytères ruraux du XVIIIe siècle en Normandie.
Le presbytère s’inscrit dans un contexte local marqué par la construction du château de Carantilly, symbole de pouvoir laïc, auquel le curé Dufour répond par une demeure ecclésiastique ambitieuse. Les douves et le jardin, aujourd’hui partiellement modifiés, témoignent d’une volonté d’embellissement et de prestige, caractéristique des élites rurales de l’Ancien Régime. L’édifice illustre aussi l’influence des modèles architecturaux urbains dans les campagnes normandes, où les curés jouaient souvent un rôle central dans la vie communautaire et culturelle.
La protection au titre des monuments historiques en 2009 a permis de préserver des éléments décoratifs intérieurs et extérieurs, comme les clés de voûte sculptées ou les boiseries. Bien que le fronton en bois ait disparu au XXe siècle, la structure globale et son organisation interne restent représentatives des presbytères construits sous Louis XV. Le bâtiment, situé 1 Le Presbytère à Carantilly (Manche), est un exemple rare de résidence ecclésiastique ayant conservé sa fonction et son intégrité architecturale.