Pillage du fortin 1369 (≈ 1369)
Destruction partielle du site militaire
début XIVe siècle
Construction du fortin
Construction du fortin début XIVe siècle (≈ 1404)
Conflits entre rois de France et papauté
fin XIVe - début XVe siècle
Ajout de l'église
Ajout de l'église fin XIVe - début XVe siècle (≈ 1525)
Modification des remparts pour armes à feu
31 octobre 1912
Classement monument historique
Classement monument historique 31 octobre 1912 (≈ 1912)
Protection des murs, tour et église
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Murs d'enceinte, tour carrée et église : classement par arrêté du 31 octobre 1912
Personnages clés
Information non disponible - Aucun personnage cité
Sources ne mentionnent aucun acteur historique
Origine et histoire du presbytère
Le presbytère des Angles occupe un ancien fortin médiéval construit au début du XIVe siècle, probablement lors des conflits entre les rois de France et la papauté. Ce site militaire, situé dans l’actuel département du Gard, fut pillé en 1369, puis restauré avec l’ajout d’une église. Les styles architecturaux de cette dernière, comme ses moulurations, datent de la fin du XIVe ou du début du XVe siècle. Lors des réparations, les créneaux traditionnels furent remplacés par des embrasures adaptées aux armes à feu, reflétant l’évolution des techniques militaires.
L’ensemble, comprenant les murs d’enceinte, une tour carrée et l’église, fut classé monument historique par arrêté du 31 octobre 1912. La fortification initiale et l’église, bien que modifiées, témoignent de l’importance stratégique des Angles durant le Moyen Âge tardif. Aujourd’hui, le site appartient à la commune et conserve des traces de son double usage, à la fois religieux et défensif, caractéristique des constructions de cette période troublée.
Le presbytère s’inscrit dans un contexte régional marqué par les tensions politiques et religieuses du XIVe siècle. Le Languedoc, alors sous influence à la fois royale et pontificale, voyait se multiplier les fortifications locales pour se protéger des pillages et des guerres. Ces édifices servaient aussi de refuges pour les populations, tout en symbolisant le pouvoir des seigneurs ou des institutions ecclésiastiques. La transformation des remparts aux Angles illustre cette adaptation constante aux menaces extérieures.