Frise chronologique
1773-1789
Construction du presbytère
Construction du presbytère
1773-1789 (≈ 1781)
Bâtiment érigé pour l’abbé Vinçonneau.
1792
Départ de l’abbé Vinçonneau
Départ de l’abbé Vinçonneau
1792 (≈ 1792)
Émigration à Bilbao pendant la Révolution.
5 décembre 1991
Classement Monument Historique
Classement Monument Historique
5 décembre 1991 (≈ 1991)
Protection du presbytère et de son jardin.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Presbytère avec son décor (boiseries, huisseries, gypseries, ferronnerie, escalier ...) ; jardin sis à l'Est de ce bâtiment avec son mur de clôture, son portail et ses perrons (à l'exclusion de l'aile Nord de commun abritant le musée) (cad. C 164) : inscription par arrêté du 5 décembre 1991
Personnages clés
| Abbé Vinçonneau - Commanditaire et premier occupant |
Fait construire le presbytère entre 1773-1789. |
Origine et histoire
Le presbytère de Salles-d'Angles, situé en Nouvelle-Aquitaine, est une construction du dernier quart du XVIIIe siècle (1773-1789). Commandé par l’abbé Vinçonneau, ce bâtiment de plan rectangulaire, prolongé par une aile en retour d’équerre, reflète l’architecture provinciale bourgeoise de l’époque. Ses boiseries du XVIIIe siècle, son escalier en ferronnerie, et ses cheminées ornées de stucs sont encore conservés. Le jardin à l’est, avec son mur de clôture et son portail, complète cet ensemble classé Monument Historique en 1991.
Le presbytère, conçu comme une résidence pour un ecclésiastique, illustre le mode de vie des élites locales avant la Révolution. Son architecture sobre, marquée par des pilastres et un bandeau horizontal, contraste avec les ajouts ultérieurs, comme l’aile nord récente. Les caves voûtées, le rez-de-chaussée et l’étage carré organisent un espace à la fois fonctionnel et représentatif du statut social de son propriétaire. L’édifice, aujourd’hui propriété communale, témoigne des transformations architecturales et sociales de la fin de l’Ancien Régime.
L’abbé Vinçonneau, premier occupant, quitta la France pour Bilbao en 1792, probablement en raison des bouleversements révolutionnaires. Le presbytère, avec son décor intérieur (boiseries, gypseries, ferronnerie) et son jardin, fut protégé en 1991 pour son caractère patrimonial. L’aile nord, exclue de la protection, abrite désormais un musée, tandis que le reste du bâtiment conserve son authenticité historique.