Construction de la chapelle XIIIe siècle (≈ 1350)
Édification de la chapelle adossée au bâtiment résidentiel.
1365
Rapport au Vatican
Rapport au Vatican 1365 (≈ 1365)
Un rapport constate les pertes et demande une réduction des taxes.
XIVe siècle
Apogée et destruction
Apogée et destruction XIVe siècle (≈ 1450)
Favières devient le domaine le plus riche de l'abbaye Saint-Médard, puis est pillée pendant la Guerre de Cent Ans.
1998
Inscription historique
Inscription historique 1998 (≈ 1998)
La prévôté est inscrite au titre des monuments historiques.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Façades et toitures de la chapelle du XIIIe siècle ; logis du XIVe siècle ; façades et toitures du bâtiment nord en retour d'équerre (cad. B 159) : inscription par arrêté du 31 mars 1998
Personnages clés
Dagobert III
Roi sous lequel la prévôté est attestée pour la première fois.
Origine et histoire de la Prévôté de Favières
Malgré des destructions et des remaniements successifs, la prévôté de Favières constitue un ensemble remarquable. Elle est formée de trois corps de bâtiments disposés en U, auxquels se sont ajoutés, au fil des siècles, plusieurs bâtiments à usage agricole. Une chapelle du XIIIe siècle est adossée à un bâtiment résidentiel à étage, tandis que l'autre bras du U, plus simple, présente des baies bouchées des XVIe et XVIIe siècles. La prévôté se situe à l'écart de la commune de Sergy, sur la route de Fère-en-Tardenois à Dormans, et est longée par le ruisseau de Favières. Il s'agit d'un domaine foncier monastique dépendant de l'abbaye Saint-Médard de Soissons, dont l'existence est attestée pour la première fois entre 711 et 715 par une donation sous le règne de Dagobert III. Au XIVe siècle, Favières était le domaine le plus riche dépendant de Saint-Médard. Pendant la Guerre de Cent Ans, la prévôté fut pillée par les troupes anglaises et désertée par son personnel ; un rapport conservé au Vatican, établi en 1365, constate ces pertes et enjoint l'évêque d'intervenir auprès du roi pour obtenir une réduction des taxes. La suite de l'histoire de la prévôté est peu documentée. Des vestiges d'arcades permettent de reconstituer une galerie-halle reliant la chapelle au bâtiment résidentiel, lequel renfermait une vaste salle. Désaffectée avant la Révolution, la chapelle perdit sa voûte maçonnée et fut entresollée ; l'accès à l'étage se faisait par un escalier extérieur singulier, mais la date de ces aménagements reste incertaine. Le monument a été inscrit au titre des monuments historiques en 1998.