Frise chronologique
711-715
Première attestation
Première attestation
711-715 (≈ 713)
Donation sous Dagobert III
1365
Rapport des pertes
Rapport des pertes
1365 (≈ 1365)
Pillages pendant la Guerre de Cent Ans
XIVe siècle
Apogée économique
Apogée économique
XIVe siècle (≈ 1450)
Domaine le plus riche de Saint-Médard
avant 1789
Désaffectation de la chapelle
Désaffectation de la chapelle
avant 1789 (≈ 1789)
Perte de la voûte maçonnée
31 mars 1998
Inscription aux Monuments Historiques
Inscription aux Monuments Historiques
31 mars 1998 (≈ 1998)
Protection des façades et toitures
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Façades et toitures de la chapelle du XIIIe siècle ; logis du XIVe siècle ; façades et toitures du bâtiment nord en retour d'équerre (cad. B 159) : inscription par arrêté du 31 mars 1998
Personnages clés
| Dagobert III - Roi des Francs |
Règne lors de la première donation |
Origine et histoire
La prévôté de Favières, située à Sergy dans le département de l'Aisne, est un ancien domaine foncier monastique dépendant de l'abbaye Saint-Médard de Soissons. Son existence est attestée pour la première fois entre 711 et 715 grâce à une donation faite sous le règne de Dagobert III. Ce site, positionné sur la route de Fère-en-Tardenois à Dormans, était longé par le ruisseau de Favières et constituait au XIVe siècle le domaine le plus riche de l'abbaye.
Durant la Guerre de Cent Ans, la prévôté fut pillée par les troupes anglaises et abandonnée par son personnel. Un rapport établi en 1365, conservé au Vatican, détaille les pertes subies et demande une intervention de l'évêque pour obtenir une réduction des taxes royales. Les vestiges actuels incluent des arcades formant une galerie-halle reliant une chapelle du XIIIe siècle à un bâtiment résidentiel, ainsi qu'une vaste salle. La chapelle, désaffectée avant la Révolution, a perdu sa voûte et a été modifiée par un escalier extérieur.
L'ensemble architectural, bien que partiellement détruit et remanié, conserve une structure en U composée de trois corps de bâtiments. Le bras nord, plus simple, présente des baies bouchées des XVIe et XVIIe siècles. La prévôté a été inscrite aux monuments historiques en 1998 pour ses façades, toitures, et éléments datés des XIIIe et XIVe siècles. Peu d'informations subsistent sur son histoire postérieure à la Guerre de Cent Ans.
Les fouilles et études, comme celles publiées dans le Bulletin Monumental (1999) par Christian Corvisier et Denis Rolland, soulignent l'importance de ce site comme témoignage de l'organisation monastique médiévale. Aujourd'hui, les vestiges offrent un aperçu de la vie économique et religieuse de la région, bien que leur état de conservation reste variable, avec une localisation GPS jugée médiocre (niveau 5/10).