Prieuré d'Ambialet dans le Tarn

Patrimoine classé Patrimoine religieux Prieuré Eglise romane

Prieuré d'Ambialet

  • Le Bourg
  • 81430 Ambialet
Prieuré dAmbialet
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Prieuré dAmbialet
Crédit photo : ByacC - Sous licence Creative Commons
Propriété de la commune

Frise chronologique

Moyen Âge central
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1100
1200
1300
1400
1500
1800
1900
2000
1057
Remise aux bénédictins
1079
Confirmation papale
1135
Renouvellement papal
XIe siècle
Fondation bénédictine
1150
Renoncement des Trencavel
1453
Déclin du monastère
XIXe siècle
Restauration majeure
1865
Remise en état
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Chapelle : classement par arrêté du 12 juillet 1886

Personnages clés

Frotaire II Évêque de Nîmes ayant remis le prieuré aux bénédictins.
Raymond-Bernard Trencavel Vicomte ayant participé à la remise du prieuré aux bénédictins.
Grégoire VII Pape ayant confirmé les possessions de Saint-Victor en 1079.
Innocent II Pape ayant renouvelé la confirmation des possessions en 1135.
Raimond Ier Trencavel Vicomte ayant renoncé à son droit d'albergue dans le prieuré en 1150.

Origine et histoire du Prieuré

Le prieuré Notre‑Dame de l'Oder se dresse au sommet d'une crête rocheuse à Ambialet, dans le Tarn ; la presqu'île naturelle est formée par une boucle du Tarn qui ramène la rivière près de son point de départ. La chapelle du prieuré est classée au titre des monuments historiques depuis le 12 juillet 1886. D'origine bénédictine au XIe siècle, l'établissement dépendait de l'abbaye Saint‑Victor de Marseille et fut érigé sous l'égide des vicomtes d'Albi. En 1057, il devient prieuré lors de sa remise aux bénédictins, en même temps que l'église paroissiale d'Ambialet ; la donation du « mont qu'on appelle de la Voute » est attribuée à Frotaire (ou Frothaire) II, évêque de Nîmes, et à son neveu Raymond‑Bernard Trencavel. Les possessions de Saint‑Victor sont confirmées par le pape Grégoire VII en 1079 et cet acte est renouvelé par le pape Innocent II en 1135 ; en 1150 Raimond Ier Trencavel renonce à son droit d'albergue dans le prieuré. Après la chute des Trencavel et la croisade des Albigeois, le monastère décline ; à partir de 1453 il dépend du chapitre de Montpellier, puis il est abandonné pendant les guerres de religion et laissé en ruines à la Révolution, moment où il échoit à la commune. Le XIXe siècle voit une remise en état : restauration de l'édifice et construction du cloître et des tours en 1864, puis remise en état par l'ordre des franciscains en 1865 ; la chapelle, rendue dans un style dépouillé, et le réfectoire constituent aujourd'hui les derniers vestiges du monastère. Bâtie en pierre de schiste, la chapelle présente un aspect de forteresse renforcé par de rares et petites ouvertures, surmontées d'arcs en plein cintre et proches des meurtrières. À l'origine, une tour crénelée servait de clocher ; depuis le XIXe siècle un clocher couvert a remplacé cette tour. Le porche repose sur quatre petites colonnes à chapiteaux romans ; à l'intérieur, de larges piliers soutiennent une voûte en berceau, les bas‑côtés sont en demi‑berceau et l'abside est voûtée en cul‑de‑four. Près de l'escalier d'accès se trouve un arbre remarquable autour duquel court une légende : il aurait été rapporté des croisades par un chevalier d'Ambialet.

Liens externes