Frise chronologique
1149
Première mention comme *novum monasterium*
Première mention comme *novum monasterium*
1149 (≈ 1149)
Distinction avec Sainte-Germaine dans les textes.
1728–1791
Direction des frères de Carbonnière
Direction des frères de Carbonnière
1728–1791 (≈ 1760)
Henri, Jean et Louis, prieurs successifs.
16 février 1965
Classement aux Monuments Historiques
Classement aux Monuments Historiques
16 février 1965 (≈ 1965)
Protection de trois portes des XVIe–XVIIIe siècles.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Trois portes, en pierre : a) la porte charretière du 18s, pilastre compris, donnant accès à la cour commune de l'immeuble dit "Le Prieuré" ; b) la porte à bossages du 17s, y compris le fronton, donnant accès à un bâtiment situé à droite de la cour du prieuré ; c) la porte à colonnes ioniques du 16s et son fronton, se trouvant dans le fond à droite de la cour du prieuré (cad. 996, 998, 999) : classement par arrêté du 16 février 1965
Personnages clés
| Étienne de Joinville - Prieur vers 1085 |
Futur abbé de Saint-Pierre de Bèze. |
| Henri de Carbonnière - Prieur (1728–1729) |
Aussi abbé supérieur des Bénédictins. |
| Louis de Carbonnière - Dernier prieur (1737–1791) |
Dirigea aussi Sainte-Germaine. |
Origine et histoire
Le prieuré de Bar-sur-Aube est un prieuré bénédictin fondé au Moyen Âge, mentionné dès 1149 sous le nom novum monasterium pour le distinguer du prieuré de Sainte-Germaine. Son siège était l’église Saint-Pierre, et il était rattaché à l’abbaye de Saint-Claude. Les archives révèlent des appellations variées au XIIe siècle, comme prioratus de sancti Pietrus Baro (1159) ou prioratus Valli (1181), reflétant son importance locale.
Le monument actuel, remanié aux XVIe, XVIIe et XVIIIe siècles, conserve des éléments architecturaux marquants : une porte charretière du XVIIIe siècle, une porte à bossages du XVIIe siècle, et une porte à colonnes ioniques du XVIe siècle, toutes classées en 1965. Ces vestiges témoignent de son évolution stylistique et de son rôle dans la vie religieuse de Bar-sur-Aube.
Le prieuré fut dirigé par des figures notables, comme les frères Henri, Jean et Louis de Carbonnière aux XVIIIe siècle, qui cumulèrent aussi la direction du prieuré de Sainte-Germaine. La liste des prieurs, partielle, remonte jusqu’à Étienne de Joinville (vers 1085), futur abbé de Bèze, illustrant son ancrage historique profond. Aujourd’hui, le site mêle propriétés privée et communale, avec une localisation précise au 16 rue du Prieuré.