Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Le prieuré, à l'exclusion des parties classées : inscription par arrêté du 23 décembre 1926 - Les façades et toitures ; l'escalier de l'aile ouest avec sa rampe en fer forgé (cad. AH 413) : classement par arrêté du 4 avril 1984 - L'ancien jardin du prieuré avec ses murs de clôture (à l'exception du gymnase moderne) (cad. AH 383, 411, 412, 505) : inscription par arrêté du 20 juillet 1995 - La terrasse avec sa balustrade, son mur de soutènement avec ses arcades, le pont-escalier sur le Breuil, les viviers (cad. AH 412) et le sol de la parcelle AH 413 : classement par arrêté du 18 juin 2008
Personnages clés
Léopold Durand - Architecte
Dirigea la reconstruction au XVIIIe.
Dom Calmet - Bénédictin
Fonda un collège en 1751.
Origine et histoire du Prieuré de Breuil
Le prieuré de Breuil, situé à Commercy dans le département de la Meuse, trouve ses origines au XIe siècle avec les bénédictins. Les bâtiments actuels en pierre datent du XVIIIe siècle, reconstruits entre 1714 et 1754 sous la direction de l'architecte Léopold Durand. Initialement occupé par des religieuses, le prieuré servit de scolasticat au XVIIe siècle avant d'être profondément transformé.
Au XIXe siècle, le site perd son église, démolie au début de la période, puis accueille successivement une sous-préfecture, une gendarmerie, et enfin une école normale à partir de 1854. Ces réaffectations civiles ont modifié les distributions intérieures, bien que l'escalier d'honneur du XVIIIe siècle ait été préservé. Le prieuré est aujourd'hui un témoignage de l'évolution des usages des bâtiments religieux.
Le prieuré a fait l'objet de plusieurs protections au titre des monuments historiques : inscription en 1926, classement partiel en 1984 (façades, toitures, escalier en fer forgé), puis protection du jardin et de ses éléments (terrasse, balustrade, viviers) entre 1995 et 2008. Ces mesures soulignent la valeur patrimoniale du site, tant pour son architecture que pour son histoire.
Fondé vers 1090 par des bénédictins de Molesmes, le prieuré connut plusieurs phases de restauration (1652, 1656-1666) avant sa reconstruction majeure au XVIIIe siècle. Dom Calmet y fonda un collège en 1751, marqué par la date de 1757 sur sa façade. Vendu comme bien national en 1792, le site illustre les bouleversements de la Révolution et les adaptations ultérieures aux besoins administratifs et éducatifs.
L'ensemble architectural, organisé en U autour d'un cloître, conserve des galeries à arcs en anse de panier. Le colombier (1729) et les dépendances restaurées au XVIIe siècle complètent ce patrimoine. Le jardin, aménagé après 1722, avec ses murs de clôture, sa terrasse et ses viviers, fait partie intégrante des protections récentes, reflétant l'importance des espaces extérieurs dans les ensembles monastiques.