Fondation du prieuré vers 1180 (≈ 1180)
Prieuré Notre-Dame fondé par les Grandmontains.
1er quart XIIIe siècle
Construction du convent
Construction du convent 1er quart XIIIe siècle (≈ 1325)
Bâtiment conventuel et salles voûtées.
1650
Décoration du maître-autel
Décoration du maître-autel 1650 (≈ 1650)
Pierre Biardeau sculpte l’autel prioral.
14 octobre 1963
Classement partiel
Classement partiel 14 octobre 1963 (≈ 1963)
Chapelle et sacristie protégées.
février 2015
Vente de la statue
Vente de la statue février 2015 (≈ 2015)
Saint Étienne mis aux enchères.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Chapelle, sacristie et la salle située au-dessus (cad. B4 833) : classement par arrêté du 14 octobre 1963
Personnages clés
Pierre Biardeau (1608–1671) - Sculpteur baroque
Auteur du maître-autel en 1650.
Origine et histoire
Le prieuré de Breuil-Bellay est un ancien prieuré grandmontain fondé vers 1180, situé à Cizay-la-Madeleine (Maine-et-Loire). Il appartient à l’ordre de Grandmont, connu pour son austérité et son organisation monastique rigoureuse. L’église, datée de la limite XIIe–XIIIe siècle, présente une nef voûtée en berceau plein-cintre et une abside ornée d’ogives. Le bâtiment conventuel, construit au 1er quart du XIIIe siècle, inclut des salles voûtées et une cuisine probablement remaniée au XIVe siècle. Ces éléments, en pierre de taille de tufeau, illustrent l’architecture religieuse médiévale angevine.
Au XVIIe siècle, le prieuré subit des remaniements majeurs : l’église et le convent sont modifiés dans la 1ère moitié du siècle, tandis qu’une ferme est édifiée durant la même période. En 1650, le sculpteur Pierre Biardeau (1608–1671) décore le maître-autel de l’église priorale. Ce dernier, endommagé pendant la Révolution française, ne conserve qu’une statue de saint Étienne (surnommée saint Coqueluchon par les locaux), classée monument historique en 1964. Cette pièce, vendue aux enchères à Angers en février 2015, reste un vestige emblématique du site.
Le prieuré est partiellement classé monument historique le 14 octobre 1963, protégeant notamment la chapelle, la sacristie et une salle supérieure. Les matériaux traditionnels — tufeau pour les murs, tuiles creuses et ardoises pour les toitures — reflètent les techniques locales. Le site, remanié au XIXe siècle, conserve des traces de son passé monastique, bien que son usage actuel (visites, location) ne soit pas précisé dans les sources. Son histoire s’inscrit dans celle des Pays de la Loire, marquée par le développement des ordres religieux et leur rôle dans la structuration des territoires ruraux.