Prieuré de Charmant à Charmant en Charente

Patrimoine classé Patrimoine religieux Prieuré

Prieuré de Charmant

  • D39  
  • 16320 Boisné-La Tude
Prieuré de Charmant
Prieuré de Charmant
Prieuré de Charmant
Prieuré de Charmant
Prieuré de Charmant
Prieuré de Charmant
Prieuré de Charmant
Prieuré de Charmant
Prieuré de Charmant
Prieuré de Charmant
Crédit photo : JLPC - Sous licence Creative Commons
Propriété privée

Frise chronologique

Moyen Âge central
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1100
1200
1300
1400
1500
1600
1700
1800
1900
2000
XIe siècle
Construction de l'église
XIIIe siècle
Siège d'une commanderie
1631
Résidence de Jean de Feydic
Fin du XVIe siècle
Construction du logis
1719
Passage à Jeanne Barreau
1731
Mariage de Jeanne de Villoutreys
1846
Classement de l'église
XIXe siècle
Changement de propriétaires
1925
Classement du château
Années 2000
Restauration et valorisation
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Prieuré (ancien) : classement par arrêté du 6 juillet 1925

Personnages clés

Jean de Feydic Chevalier et seigneur de Charmant, résidant dans le château en 1631.
Jeanne Barreau Propriétaire du domaine décédée en 1719.
Bernard de Villoutreys Seigneur de la Vergne, fils de Jeanne Barreau.
Jeanne de Villoutreys Fille de Bernard de Villoutreys, mariée à Pierre de Bonnevin en 1731.
Pierre de Bonnevin Seigneur de Jussas et Sousmoulins, marié à Jeanne de Villoutreys en 1731.
Bernard de Bonnevin Baron de Sousmoulins et seigneur de Jussas et Pommiers, fils de Pierre de Bonnevin et Jeanne de Villoutreys.
Paul-Marie Coûteaux Propriétaire ayant restauré la Commanderie dans les années 2000.

Origine et histoire du Prieuré

Ancien prieuré

L'ancien prieuré, également appelé château de Charmant, logis de la Vergne ou la Commanderie, se situe à Charmant, commune de Boisné‑La Tude en Charente, à une vingtaine de kilomètres au sud d'Angoulême. Son origine reste mal documentée : le ministère de la Culture le décrit comme ancien prieuré et, selon une légende locale et certains auteurs, il aurait été au XIIIe siècle le siège d'une commanderie de Templiers protégeant deux routes de pèlerinage, les bâtiments occupant alors une grande partie de la crête et comprenant l'église actuelle. Aucune source écrite contemporaine ne confirme toutefois cette hypothèse, d'autant que l'église paroissiale appartenait au chapitre cathédral lors de sa construction au XIe siècle.

Le logis actuel, qui jouxte l'église et occupe une assez grande surface, date de la fin du XVIe siècle et a appartenu à la famille de Fédic (également orthographiée de Feydic). En 1631, Jean de Feydic, chevalier et seigneur de Charmant, Salles, Vaux et Gurat, demeurait dans ce château. Une fuie témoigne du caractère seigneurial du fief : elle comptait 340 boulins, puis 180 en 1760. Le domaine passa ensuite à Jeanne Barreau, décédée en 1719, puis à son fils Bernard de Villoutreys, seigneur de la Vergne, d'où l'appellation secondaire du logis. Sa fille Jeanne de Villoutreys épousa en 1731 Pierre de Bonnevin, seigneur de Jussas et Sousmoulins, et la maison noble de la Vergne entra dans la dot ; le domaine fut affermé jusqu'à la Révolution. Leur fils Bernard de Bonnevin, baron de Sousmoulins et seigneur de Jussas et Pommiers, émigra et le bien fut vendu aux enchères. Au XIXe siècle, les familles Lacroix, Petit et Quichaux Degroix se sont succédé comme propriétaires, le domaine restant affermé. Le château a été classé monument historique en 1925, tandis que l'église voisine l'était en 1846. Dans les années 2000, le propriétaire Paul‑Marie Coûteaux a restauré la Commanderie et valorisé la propriété en l'ouvrant partiellement à l'hébergement touristique et aux visites.

Architecturalement, le logis se compose de trois parties juxtaposées en longueur, formant un plan légèrement convexe vers le nord. L'accès se fait par le côté sud, par une cour et un porche qui donnent sur l'église. La partie orientale comprend deux niveaux et une tourelle en encorbellement ; l'étage supérieur présente au nord une galerie percée de quatre arcades. La partie centrale, en avant‑corps, comporte trois niveaux, un escalier intérieur monumental et un portail sculpté côté sud. Au nord, le mur d'enceinte du jardin s'appuie sur les vestiges de deux tours. Le site offre une vue sur la vallée et comporte une tourelle d'angle ainsi qu'un portail d'entrée.

Liens externes