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Prieuré de Château-l'Hermitage dans la Sarthe

Patrimoine classé
Patrimoine religieux
Prieuré
Sarthe

Prieuré de Château-l'Hermitage

    2-6 Rue Geoffroy Plantagenêt
    72510 Château-l'Hermitage
Propriété privée
Prieuré de Château-lHermitage
Prieuré de Château-lHermitage
Prieuré de Château-lHermitage
Prieuré de Château-lHermitage
Prieuré de Château-lHermitage
Prieuré de Château-lHermitage
Crédit photo : Gregofhuest - Sous licence Creative Commons

Frise chronologique

Moyen Âge central
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1100
1200
1300
1400
1700
1800
1900
2000
1144
Pose de la première pierre
XIIIe siècle
Agrandissement gothique
1356-1370
Guerre de Cent Ans
1790
Vente comme bien national
1964
Classement MH
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Bâtiments du prieuré non classés : inscription par arrêté du 6 janvier 1926 ; Chapelle, quatre travées subsistantes du cloître (cad. A 316, 317) : classement par arrêté du 17 septembre 1964

Personnages clés

Geoffroy Plantagenêt - Comte du Maine et d’Anjou Fonda l’église en 1144.
Marie du Bueil - Noble du XVe siècle Gisant dans le chœur.
René de Daillon du Lude - Prieur commendataire (XVIe) Finança des travaux.
Jean V de Bueil - Seigneur et militaire Frère de Marie, dit 'fléau des Anglais'.
André Pottier - Instituteur et restaurateur Acheta l’église en 1982.

Origine et histoire

Le prieuré de Château-l'Hermitage, affilié à l’ordre de Saint-Augustin, fut fondé au XIIe siècle grâce aux dons de Geoffroy Plantagenêt, comte du Maine et d’Anjou. Son église priorale Notre-Dame, construite en deux campagnes (XIIe et XIIIe siècles), allie une tour-clocher massive de 42 mètres et un chœur gothique angevin à voûtes octopartites. Les décors intérieurs, comme les stalles sculptées du XVe siècle ou les peintures murales du XVIe siècle (dont une Vierge de Pitié et un saint Christophe), témoignent de son riche patrimoine artistique.

Fortifié pendant la guerre de Cent Ans, le prieuré devint une place stratégique entre la Normandie anglaise et la vallée de la Loire. Il subit incendies et pillages (1356-1370), avant d’être restauré aux XVIIe et XVIIIe siècles par les chanoines génovéfains. La Révolution dispersa ses 2 800 ouvrages et vendit une partie des bâtiments comme biens nationaux. Aujourd’hui, la chapelle et quatre travées du cloître (XIIe siècle) sont classées monuments historiques depuis 1964, tandis que le reste est inscrit depuis 1926.

Parmi les figures liées au site, René de Daillon du Lude (évêque de Bayeux et prieur commendataire au XVIe siècle) finança des travaux, et Marie du Bueil (XVe siècle), sœur de Jean V de Bueil, y repose dans un enfeu orné. Le prieuré illustre aussi les conflits médiévaux, comme les batailles opposant Gilles de Rais à Jean de Bueil, ou l’incendie de 1370 suivi de la victoire française à Pontvallain. Son architecture mêle ainsi fonctions religieuses, militaires et seigneuriales.

Les bâtiments conventuels, reconstruits au XVIIe siècle, abritaient une bibliothèque et des dépendances (métairies, moulins). Après 1790, une partie fut démolie ou convertie en mairie et logements. Acquis par André Pottier en 1982, le site fut restauré avant d’être cédé à l’association diocésaine du Mans en 2000. Aujourd’hui, il conserve des éléments remarquables comme un confessionnal du XVIIe siècle, des peintures murales de 1606, et une grille en fer forgé du XVIIIe siècle.

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