Frise chronologique
vers 1065
Fondation du prieuré
Fondation du prieuré
vers 1065 (≈ 1065)
Par Dudon de Cons, donné à Saint-Hubert d’Ardenne vers 1090.
1566
Construction maison du jardinier
Construction maison du jardinier
1566 (≈ 1566)
Date portée sur le bâtiment.
1688
Construction du colombier
Construction du colombier
1688 (≈ 1688)
Endommagé par la foudre en 1788.
1732
Reconstruction église et logis
Reconstruction église et logis
1732 (≈ 1732)
Date portée sur la voûte.
1792
Église devient paroissiale
Église devient paroissiale
1792 (≈ 1792)
Vocable changé pour Saint-Hubert.
1987
Classement Monument Historique
Classement Monument Historique
1987 (≈ 1987)
Protection des bâtiments prioraux.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Bâtiment du prieuré proprement dit ; portail ; orangerie ; pigeonnier ; bâtiment de ferme du XVIe siècle ; bâtiment de ferme du XVIIIe siècle (cad. B 66 à 68) : classement par arrêté du 11 août 1987
Personnages clés
| Dudon de Cons - Fondateur du prieuré |
Donateur initial vers 1065. |
| Famille de Lambertye - Propriétaire et restaurateur |
Sépulture dans la crypte, rachat en 1794. |
Origine et histoire
Le prieuré Saint-Michel de Cons-la-Grandville fut fondé vers 1065 par Dudon de Cons, avant d’être donné vers 1090 à l’abbaye bénédictine de Saint-Hubert d’Ardenne. De cette période médiévale, seule subsiste la crypte, utilisée comme sépulture par la famille de Lambertye. Les vestiges architecturaux les plus anciens, comme la maison du jardinier (1566) et le colombier (1688, restauré en 1788 après un incendie), témoignent des transformations successives du site.
Au XVIIIe siècle, le prieuré connut d’importants travaux : le logis des moines et l’église priorale furent reconstruits en 1732, tandis que la porte nord de la nef, datée de 1702, pourrait provenir d’un remploi. Après la Révolution, l’église devint paroissiale en 1792 sous le vocable de Saint-Hubert, et les autres bâtiments furent vendus comme biens nationaux en 1794. La famille de Lambertye, propriétaire du château voisin, racheta l’ensemble et entreprit des restaurations, notamment entre 1944 et 1950 pour les voûtes et toitures de l’église.
Le prieuré se compose aujourd’hui d’une église à vaisseau unique voûté d’ogives, d’un logis à deux niveaux, d’un colombier carré, et de bâtiments agricoles (grange, écuries). L’ensemble, partiellement classé Monument Historique en 1987, illustre l’évolution architecturale d’un prieuré bénédictin entre Moyen Âge et époque moderne, marqué par son lien avec la noblesse locale et les aléas historiques.