Frise chronologique
1115
Première mention officielle
Première mention officielle
1115 (≈ 1115)
Bulle du pape Pascal II
1793
Vente comme bien national
Vente comme bien national
1793 (≈ 1793)
Devenu habitation privée
1841
Construction de la grange
Construction de la grange
1841 (≈ 1841)
Sur emplacement présumé de la nef
16 juin 2003
Inscription aux monuments historiques
Inscription aux monuments historiques
16 juin 2003 (≈ 2003)
Chapelle, grange et sol protégés
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
La chapelle prieurale, en totalité ; la grange qui la précède, en totalité ; le sol de la parcelle (cad. B 210) : inscription par arrêté du 16 juin 2003
Personnages clés
| Pape Pascal II - Autorité religieuse |
Mentionne le prieuré en 1115 |
| Gérard Guillaume - Historien local |
Évoque la foire aux bestiaux |
Origine et histoire
Le prieuré de Cosnay, aussi appelé chapelle de Cosnay, est un édifice religieux situé dans le hameau de Cosnay, sur la commune de Lacs (Indre). Bâti dans la première moitié du XIIe siècle, il est mentionné pour la première fois en 1115 dans une bulle du pape Pascal II comme dépendance de l'abbaye de Déols. Cette abbaye tenta alors d’y établir une foire aux bestiaux pour concurrencer celle de la Berthenoux, liée à l’abbaye de Massay. La chapelle, initialement prieuré, fut ensuite rattachée à la cure de Lacs, puis à celle de Briantes.
Vendue comme bien national en 1793 lors de la Révolution, la chapelle servit d’habitation avant d’être abandonnée. Une grange, construite après 1841, occupe aujourd’hui l’emplacement présumé de l’ancienne nef. L’édifice, composé d’un vaisseau carré couvert d’un berceau brisé et d’une abside en hémicycle voûtée en cul-de-four, présente des murs en calcaire blanc et des modillons sculptés sur le chevet. La chapelle, la grange et le sol de la parcelle ont été inscrits aux monuments historiques en 2003.
Actuellement propriété privée, le prieuré de Cosnay est en cours de restauration. Ses dimensions modestes (6,50 m de large pour 10 m de long) et son architecture romane en font un témoignage rare de l’histoire religieuse et rurale du Berry. La présence de modillons sculptés et d’un appareil en pierre de taille souligne son importance patrimoniale, malgré les transformations subies au XIXe siècle.