Demande de fondation 1286 (≈ 1286)
Elisabeth de Vallat sollicite un couvent.
1292
Fondation confirmée
Fondation confirmée 1292 (≈ 1292)
Autorisation officielle du prieuré.
1562
Destruction partielle
Destruction partielle 1562 (≈ 1562)
Incendie par les Protestants.
1621
Reconstruction
Reconstruction 1621 (≈ 1621)
Rebâtiment après les guerres.
1662
Réinstallation des religieux
Réinstallation des religieux 1662 (≈ 1662)
Retour des moines cisterciens.
1791
Vente comme bien national
Vente comme bien national 1791 (≈ 1791)
Désaffectation post-Révolution.
1988
Classement Monument Historique
Classement Monument Historique 1988 (≈ 1988)
Protection des façades et décors.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Façades et toitures ; portique donnant sur la cour ; pièces du rez-de-chaussée de l'aile gauche, y compris l'ancien parloir et son décor de peintures murales ; escalier desservant l'aile gauche (cad. A 1026, 1027) : inscription par arrêté du 13 avril 1988
Personnages clés
Elisabeth de Vallat - Fondatrice
Demande la création du couvent.
Origine et histoire
Le prieuré de Costejean, situé à Saint-Antonin-Noble-Val, trouve ses origines au XIIIe siècle comme simple bastide placée sous la tutelle de l’abbaye cistercienne de Leyme (Lot). En 1286, Elisabeth de Vallat sollicite l’autorisation de fonder un couvent sur ce site, confirmation obtenue en 1292. De cette période subsistent aujourd’hui la tour carrée, des murs extérieurs avec vestiges d’archères et de latrines, ainsi qu’un plan quadrangulaire classique où les bâtiments entourent une cour centrale. La tour, chemisée au XVIe siècle, abrite un escalier à vis desservant trois étages.
Pendant les guerres de Religion, le prieuré est partiellement détruit en 1562 par les Protestants. La reconstruction intervient en 1621, avec une réinstallation des religieux en 1662. Les bâtiments conventuels, incluant une chapelle voûtée d’arêtes, une maison, une grange et un jardin, sont alors érigés. Le parloir, décoré de peintures murales (fin XVIIe–début XVIIIe siècle) représentant anges, oiseaux et motifs floraux bleus, témoigne de cette époque. Le site, vendu comme bien national en 1791, est désaffecté au XIXe siècle, avant d’être complété par un hangar et un logis de part et d’autre de la tour.
Classé Monument Historique en 1988, le prieuré protège aujourd’hui ses façades, toitures, le portique de la cour, l’ancien parloir avec ses peintures, et l’escalier de l’aile gauche. Ces éléments illustrent son évolution architecturale, marquée par les destructions, reconstructions et adaptations aux besoins monacaux puis laïcs.
Le prieuré s’inscrit dans le réseau cistercien médiéval, reflétant l’influence de l’abbaye de Leyme et les tensions religieuses des XVIe–XVIIe siècles. Son plan quadrangulaire, typique des établissements monastiques, et ses décors baroques tardifs en font un exemple hybride de patrimoine religieux et rural en Occitanie.
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