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Prieuré de Costejean à Saint-Antonin-Noble-Val dans le Tarn-et-Garonne

Patrimoine classé
Patrimoine religieux
Prieuré
Tarn-et-Garonne

Prieuré de Costejean

    Costejean
    82140 Saint-Antonin-Noble-Val
Propriété privée
Prieuré de Costejean
Prieuré de Costejean
Crédit photo : Thérèse Gaigé - Sous licence Creative Commons

Frise chronologique

Moyen Âge central
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1300
1400
1500
1600
1700
1800
1900
2000
1286
Demande de fondation
1292
Fondation confirmée
1562
Destruction partielle
1621
Reconstruction
1662
Réinstallation des religieux
1791
Vente comme bien national
1988
Classement Monument Historique
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Façades et toitures ; portique donnant sur la cour ; pièces du rez-de-chaussée de l'aile gauche, y compris l'ancien parloir et son décor de peintures murales ; escalier desservant l'aile gauche (cad. A 1026, 1027) : inscription par arrêté du 13 avril 1988

Personnages clés

Elisabeth de Vallat - Fondatrice Demande la création du couvent.

Origine et histoire

Le prieuré de Costejean, situé à Saint-Antonin-Noble-Val, trouve ses origines au XIIIe siècle comme simple bastide placée sous la tutelle de l’abbaye cistercienne de Leyme (Lot). En 1286, Elisabeth de Vallat sollicite l’autorisation de fonder un couvent sur ce site, confirmation obtenue en 1292. De cette période subsistent aujourd’hui la tour carrée, des murs extérieurs avec vestiges d’archères et de latrines, ainsi qu’un plan quadrangulaire classique où les bâtiments entourent une cour centrale. La tour, chemisée au XVIe siècle, abrite un escalier à vis desservant trois étages.

Pendant les guerres de Religion, le prieuré est partiellement détruit en 1562 par les Protestants. La reconstruction intervient en 1621, avec une réinstallation des religieux en 1662. Les bâtiments conventuels, incluant une chapelle voûtée d’arêtes, une maison, une grange et un jardin, sont alors érigés. Le parloir, décoré de peintures murales (fin XVIIe–début XVIIIe siècle) représentant anges, oiseaux et motifs floraux bleus, témoigne de cette époque. Le site, vendu comme bien national en 1791, est désaffecté au XIXe siècle, avant d’être complété par un hangar et un logis de part et d’autre de la tour.

Classé Monument Historique en 1988, le prieuré protège aujourd’hui ses façades, toitures, le portique de la cour, l’ancien parloir avec ses peintures, et l’escalier de l’aile gauche. Ces éléments illustrent son évolution architecturale, marquée par les destructions, reconstructions et adaptations aux besoins monacaux puis laïcs.

Le prieuré s’inscrit dans le réseau cistercien médiéval, reflétant l’influence de l’abbaye de Leyme et les tensions religieuses des XVIe–XVIIe siècles. Son plan quadrangulaire, typique des établissements monastiques, et ses décors baroques tardifs en font un exemple hybride de patrimoine religieux et rural en Occitanie.

Liens externes