Origine et histoire du Prieuré de Cours
Le prieuré de Cours, fondé au XIIe siècle et remanié au XIIIe, était un établissement religieux de l’ordre des Prémontrés. Situé dans le hameau de Cours, dépendant de Grimault (Yonne), il se compose d’un logis, de granges, d’une écurie et d’une chapelle articulés autour de deux cours. La chapelle, partiellement datée des XIIe et XIIIe siècles, conserve des peintures murales du XVIe siècle, redécouvertes à la fin du XXe siècle. Son architecture médiévale inclut des voûtes d’ogives, des arcs doubleaux et un chevet plat percé de baies jumelées, bien que son clocher ait aujourd’hui disparu.
À la Révolution, le prieuré est vendu comme bien national et converti en exploitation agricole, sa chapelle devenant une écurie. En 1965, les sœurs bénédictines de Sainte-Bathilde (congrégation fondée en 1921) acquièrent les lieux pour en faire un centre de retraite. La chapelle est alors restaurée et rendue au culte en 1970. Cependant, le déclin des vocations religieuses conduit à sa revente en 2012, ne laissant qu’une seule religieuse âgée sur place. Depuis 1994, la chapelle et une grange sont classées monuments historiques, protégeant ainsi une partie de ce patrimoine médiéval et post-médiéval.
L’histoire du prieuré est marquée par des phases de transformation architecturale, notamment au XVIIIe siècle avec l’agrandissement de la chapelle sous le prieur Guillaume Lezier. Le corps de logis, construit dans la seconde moitié du XVIIIe siècle, reflète cette évolution. Après son acquisition par les bénédictines, le site retrouve une vocation spirituelle avant de retourner à un usage profane. Les éléments protégés incluent la chapelle, une grange et le sol de la parcelle, témoignant de son importance patrimoniale dans la région Bourgogne-Franche-Comté.
Les sources disponibles, dont Wikipedia et la base Mérimée, soulignent la dualité du site : à la fois lieu de prière et d’activité agricole, puis de retraite monastique. Son architecture mêle des traces médiévales (voûtes, chapiteaux à crochets) et des ajouts modernes, comme la galerie vitrée du XVIIIe siècle. Aujourd’hui, le prieuré reste un exemple significatif de l’adaptation des bâtiments religieux aux besoins séculiers, tout en conservant des éléments historiques remarquables.