Frise chronologique
vers 1115
Construction de la chapelle
Construction de la chapelle
vers 1115 (≈ 1115)
Nef à deux travées voûtées en berceau.
XIVe siècle
Fortification de l'enceinte
Fortification de l'enceinte
XIVe siècle (≈ 1450)
Tour de défense sur l'abside.
8 mai 1939
Protection officielle
Protection officielle
8 mai 1939 (≈ 1939)
Inscription de la salle capitulaire.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Salle capitulaire (ou réfectoire) : inscription par arrêté du 8 mai 1939
Origine et histoire
Le prieuré de Goudargues, implanté dans le village éponyme en Occitanie, conserve des vestiges significatifs de son passé monastique médiéval. À proximité de l'église actuelle subsiste un bâtiment claustral, probablement une salle capitulaire ou un réfectoire, caractérisé par une voûte en berceau brisé. Ce type d'architecture, typique des XIIe–XIVe siècles, témoigne de la vie communautaire des moines et de l'organisation spatiale des prieurés bénédictins ou augustiniens de la région.
La chapelle de Caseneuve, située à quelques mètres à l'est, illustre l'art roman provençal avec sa nef de deux travées voûtées en berceau, construite vers 1115. Son abside, intégrée à l'enceinte monacale, fut réutilisée comme socle pour une tour de défense érigée au XIVe siècle, reflétant les adaptations militaires des édifices religieux durant la période troublée de la guerre de Cent Ans. Ces transformations soulignent le double rôle spirituel et stratégique des prieurés en Languedoc.
L'ensemble, partiellement protégé depuis 1939 (inscription de la salle capitulaire), offre un exemple rare de superposition des fonctions religieuses, communautaires et défensives au sein d'un même site. Les sources disponibles, comme la base Mérimée, localisent précisément le monument dans le département du Gard (code Insee 30131), bien que la précision cartographique reste limitée (niveau 5/10). Aucune information n'est fournie sur son accessibilité actuelle ou ses usages contemporains.