Fondation du prieuré fin XIIe siècle (≈ 1295)
Création par l’ordre de Grandmont
1295
Six religieux présents
Six religieux présents 1295 (≈ 1295)
Période de prospérité avec donations
1317
Réforme par Jean XXII
Réforme par Jean XXII 1317 (≈ 1317)
Union avec le prieuré de Chavanon
XVe siècle
Fenêtres à accolades
Fenêtres à accolades XVe siècle (≈ 1550)
Modifications architecturales
1928
Rachat par l'État
Rachat par l'État 1928 (≈ 1928)
Devenu propriété publique
9 décembre 1929
Inscription MH
Inscription MH 9 décembre 1929 (≈ 1929)
Protection des vestiges
1985
Restauration de l'aile sud
Restauration de l'aile sud 1985 (≈ 1985)
Travaux par l’ONF
fin XIXe siècle
Destruction de l'église
Destruction de l'église fin XIXe siècle (≈ 1995)
Disparition du côté nord
2000
Création de l'écomusée
Création de l'écomusée 2000 (≈ 2000)
Ouverture au public
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Prieuré de Grosbois (les restes du) : inscription par arrêté du 9 décembre 1929
Personnages clés
Jean XXII - Pape (1316–1334)
Réforma l’ordre de Grandmont
Ducs de Bourbon - Mécènes
Donateurs du prieuré
Famille de Saint-Hilaire - Propriétaires Renaissance
Logis au prieuré
Origine et histoire
Le prieuré Saint-Jean de Grosbois, fondé à la fin du XIIe siècle, était un prieuré grandmontain placé sous le vocable de saint Jean. Situé dans la forêt domaniale des Prieurés Grosbois, près de Gipcy (Allier), il suivait le plan typique des prieurés grandmontains, organisé autour d’un cloître en carré. L’aile sud, encore debout, abritait le réfectoire des moines et une cuisine dotée d’une cheminée Renaissance ornée de dix-huit bustes. L’église, au nord, et les autres ailes (salle capitulaire, dortoir, maison des hôtes) ont partiellement disparu.
À partir de 1295, le prieuré comptait six religieux et bénéficiait de donations, notamment des ducs de Bourbon. En 1317, le pape Jean XXII réforme l’ordre de Grandmont, unissant Grosbois au prieuré de Chavanon (Combronde), réduisant son statut à celui d’une simple celle (ferme monastique). À la Renaissance, il devint un logis pour la famille de Saint-Hilaire. Entouré autrefois de remparts et d’un fossé, il fut transformé en exploitation agricole avant d’être racheté par l’État en 1928. Inscrit aux Monuments Historiques en 1929, il abrite depuis 2000 un écomusée forestier et un arboretum.
L’aile sud, restaurée à partir de 1985 par l’Office National des Forêts, est l’une des mieux conservées des prieurés grandmontains. Elle conserve sept lancettes et un réfectoire de 14 mètres sur 5,80 mètres. L’église, détruite à la fin du XIXe siècle, fermait autrefois le côté nord. Le site, accessible par la RD 18, se situe à 300 mètres d’altitude, au cœur d’un milieu forestier préservé. Les fenêtres romanes des parties basses et les baies du XVe siècle témoignent de son évolution architecturale.
Le prieuré illustre l’histoire de l’ordre de Grandmont, marqué par une austérité initiale et des réformes ultérieures pour rationaliser la gestion des petits prieurés. Son déclin en exploitation agricole reflète les bouleversements post-Révolution, tandis que sa reconversion en écomusée valorise aujourd’hui son patrimoine forestier et monastique. Les corbeaux sculptés sur la façade nord et les vestiges des remparts rappellent son passé défensif et religieux.