Frise chronologique
1205 ou 1209
Fondation du prieuré
Fondation du prieuré
1205 ou 1209 (≈ 1209)
Par l’ordre de Grandmont, domaine de Guillaume de Joigny
Fin XVe - début XVIe siècle
Reconstruction après la guerre
Reconstruction après la guerre
Fin XVe - début XVIe siècle (≈ 1625)
Jusqu’en 1520, église et logis prieural
1772
Suppression de l’ordre
Suppression de l’ordre
1772 (≈ 1772)
Dissolution des Grandmontains par l’Église
1789-1799
Vente comme bien national
Vente comme bien national
1789-1799 (≈ 1794)
Bâtiments utilisés comme carrière de pierres
1926
Classement monument historique
Classement monument historique
1926 (≈ 1926)
Inscription des vestiges restants
1996-1997
Effondrement de l’abside
Effondrement de l’abside
1996-1997 (≈ 1997)
Dégâts hivernaux sur les derniers murs
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Prieuré de l'Enfourchure (restes) : inscription par arrêté du 18 mai 1926
Personnages clés
| Guillaume de Joigny - Comte de Joigny |
Donateur du domaine pour la fondation |
Origine et histoire
Le prieuré de l’Enfourchure fut fondé entre 1205 et 1209 par l’ordre de Grandmont, sur un domaine offert par Guillaume de Joigny, comte de la région. Installé dans une vallée en lisière de la forêt d’Othe, il fut ruiné durant la guerre de Cent Ans, puis reconstruit entre la fin du XVe siècle et 1520. Ses bâtiments, caractéristiques de l’architecture grandmontaine, comprenaient une église dont il reste une arcature monumentale de 13,30 m de haut.
L’ordre de Grandmont fut supprimé en 1772, et le prieuré, vendu comme bien national pendant la Révolution, servit de carrière de pierres. Au XIXe siècle, on pouvait encore observer des croisées d’ogives ornées d’anges, aujourd’hui disparues, ainsi qu’une abside partiellement effondrée en 1996-1997. Les stalles du XVIe siècle, sauvées de la destruction, furent transférées dans l’église paroissiale de Dixmont.
Classé monument historique en 1926, le site est aujourd’hui une propriété privée. Il s’ouvre exceptionnellement lors des Journées du patrimoine ou sur réservation pour des visites en petits groupes. Les vestiges actuels — logis prieural, arcature et fragments d’église — témoignent de son passé monastique et des vicissitudes de son histoire, marquée par les guerres, les suppressions religieuses et les pillages.
Les sources historiques, comme les travaux du docteur Grézillier (1963) ou de l’abbé Pissier (1880), documentent son architecture et son rôle dans la région. Le prieuré illustre aussi le déclin des établissements grandmontains, dont les biens furent dispersés après leur dissolution. Les vestiges architecturaux, bien que fragmentaires, offrent un aperçu rare de cet ordre monastique aujourd’hui disparu.