Passage de saint Mayeul 964 (≈ 964)
Légende de la fontaine Saint-Mayeul créée par l’abbé.
début XIIe siècle
Construction de l’abside
Construction de l’abside début XIIe siècle (≈ 1204)
Chevet plat et fenêtres en plein cintre.
1929
Inscription aux Monuments Historiques
Inscription aux Monuments Historiques 1929 (≈ 1929)
Protection officielle de la chapelle.
1933
Acquisition par la Société d’émulation
Acquisition par la Société d’émulation 1933 (≈ 1933)
Début des travaux de restauration.
1989
Prix Émile-Mâle
Prix Émile-Mâle 1989 (≈ 1989)
Récompense pour la restauration.
2014
Cession à la commune
Cession à la commune 2014 (≈ 2014)
Transfert pour un euro symbolique.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Chapelle : inscription par arrêté du 17 novembre 1929
Personnages clés
Saint Mayeul - Abbé de Cluny
Légende du passage en 964 et fontaine.
François Varin - Bûcheron légendaire
Lien avec la toponymie du prieuré.
Origine et histoire
Le prieuré de la Bouteille, aussi appelé chapelle Saint-Mayeul, est un ancien prieuré bénédictin situé à deux kilomètres à l’ouest du bourg du Brethon, dans le département de l’Allier. Implanté sur un éperon rocheux en bordure de la forêt de Tronçais, il domine le vallon du ruisseau de la Bouteille. Son nom proviendrait d’une légende locale liée à un bûcheron nommé François Varin, associée à la fondation du prieuré. Aujourd’hui, il n’en subsiste que l’abside de la chapelle, datant du début du XIIe siècle, avec son chevet plat percé de trois fenêtres en plein cintre et des traces de peintures murales médiévales.
Anciennement dépendant du prieuré Saint-Pierre-et-Saint-Paul de Souvigny, ce site était dédié à sainte Marie-Madeleine mais est surtout connu sous le vocable de saint Mayeul, abbé de Cluny. La tradition rapporte que ce dernier, passé sur les lieux en 964, y aurait fait jaillir la fontaine Saint-Mayeul, toujours visible près de la chapelle. Un pèlerinage annuel lui était dédié. La chapelle, propriété de la Société d’émulation du Bourbonnais depuis 1933, a été restaurée (prix Émile-Mâle en 1989) avant d’être cédée pour un euro symbolique à la commune du Brethon en 2014. Elle est inscrite aux monuments historiques depuis 1929 et ouverte au public.
Le site a également une dimension culturelle : la chapelle a accueilli sa première exposition en 2016. Son campanile et ses vestiges architecturaux en font un témoignage rare de l’art roman dans la région. La toponymie locale (ruisseau, lieu-dit, « rond » de Tronçais) perpétue la mémoire de ce prieuré disparus, lié à l’histoire monastique du Bourbonnais et à la figure de saint Mayeul, central dans la spiritualité clunisienne.
Les sources historiques mentionnent aussi son occupation par des bénédictins avant la Révolution française. Aujourd’hui, le site allie patrimoine religieux, légendes locales et attractivité touristique, illustrant le lien entre mémoire collective et préservation architecturale. Les photographies disponibles montrent à la fois l’extérieur sobre de la chapelle et ses décors intérieurs partiels, comme les fresques médiévales encore visibles.
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