Don à l’abbaye de Saint-Florent vers 1120 (≈ 1120)
Maurice Roinard cède le prieuré aux moines.
1er quart XIIe siècle
Construction du prieuré
Construction du prieuré 1er quart XIIe siècle (≈ 1225)
Édification par Maurice Roinard près du château.
1964
Classement Monument Historique
Classement Monument Historique 1964 (≈ 1964)
Inscription par arrêté ministériel.
1975
Incendie de la charpente
Incendie de la charpente 1975 (≈ 1975)
Destruction partielle par le feu.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Chapelle (cad. AV 51) : inscription par arrêté du 13 mars 1964
Personnages clés
Maurice Roinard - Seigneur de Boumois
Commanditaire et donateur du prieuré vers 1120.
Origine et histoire
Le prieuré de la Madeleine de Boumois est une église romane construite au 1er quart du XIIe siècle à Saint-Martin-de-la-Place, en Maine-et-Loire. Dédiée à Sainte Marie-Madeleine, elle fut érigée à l’initiative de Maurice Roinard, seigneur de Boumois, près de son château-fort. Vers 1120, ce dernier en fit don à l’abbaye de Saint-Florent de Saumur, où il devint moine. L’abbaye y établit alors un prieuré, dont les vestiges existaient encore à la fin du XVIIIe siècle.
L’édifice, de plan simple (nef unique rectangulaire, travée avant-chœur rétrécie et chœur en abside), était probablement couvert d’un cul-de-four à l’origine, avec une nef peut-être lambrissée. Seule l’église subsiste aujourd’hui, les autres bâtiments du prieuré ayant disparu. Transformée en logement et étables au XIXe siècle, elle subit un incendie en 1975 qui détruisit sa charpente. Classée Monument Historique en 1964, elle conserve des traces de son passé médiéval malgré ces transformations.
Le site est lié à l’histoire féodale de l’Anjou, illustrant les liens entre seigneuries locales et abbayes puissantes comme Saint-Florent de Saumur. La chapelle, initialement privée, devint un lieu de culte et de vie monastique avant son déclin post-médiéval. Son architecture sobre reflète les premières décennies de l’art roman en Anjou, marqué par des volumes géométriques et une décoration épurée.