Crédit photo : Ce fichierest l’œuvre deGérard Choquin Merci de c - Sous licence Creative Commons
Propriété de la commune
71120 Charolles, 4 Rue du Prieuré
Frise chronologique
Haut Moyen Âge
Moyen Âge central
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1000
1100
…
1500
1600
1700
1800
1900
2000
1044
Construction de l’église
Construction de l’église 1044 (≈ 1044)
Édifiée par A. de Ragny.
Xe siècle
Fondation bénédictine
Fondation bénédictine Xe siècle (≈ 1050)
Création après victoire sur les Normands.
1561
Incendie partiel
Incendie partiel 1561 (≈ 1561)
Église endommagée par le feu.
1814
Ruines quasi totales
Ruines quasi totales 1814 (≈ 1814)
Bâtiments très dégradés.
9 mars 1987
Classement MH
Classement MH 9 mars 1987 (≈ 1987)
Protection officielle du site.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
La grande salle du rez-de-chaussée (cad. AE 184) : classement par arrêté du 9 mars 1987 ; Ancien prieuré, à l'exclusion de la salle classée (cad. AE 184) : inscription par arrêté du 9 mars 1987
Personnages clés
Raoul de Bourgogne - Roi de France
Commanditaire indirect après victoire normande.
A. de Ragny - Constructeur de l’église
Édifie le bâtiment vers 1044.
Abbé François Pain - Donateur des bâtiments
Permet la création d’un pensionnat (1829-1847).
Origine et histoire du Prieuré de la Magdeleine
Le prieuré Sainte-Marie-Madeleine, situé à Charolles en Saône-et-Loire, est fondé au Xe siècle par des moines bénédictins sous la dépendance de l’abbaye de Cluny. Il est érigé après la victoire du roi Raoul de Bourgogne sur les Normands, et une première église est construite vers 1044 par A. de Ragny. Le prieuré supervise alors plusieurs églises locales, dont celles de Charolles, Saint-Symphorien et Vendenesse. Une plaque signale qu’il est partiellement incendié en 1561 et presque ruiné en 1814.
Au XVe siècle, la tour octogonale, seul vestige actuel du prieuré, est édifiée. Les bâtiments sont transformés en pensionnat pour jeunes filles au XIXe siècle, grâce aux dons de l’abbé François Pain (1829-1847), puis deviennent propriété de l’hôpital après 1904. Aujourd’hui, le site abrite un musée consacré à l’art local, exposant notamment onze chapiteaux romans du XIIe siècle et des poutres sculptées de monstres.
Classé et inscrit aux monuments historiques depuis 1987, le prieuré illustre l’héritage clunisien en Bourgogne. La grande salle du rez-de-chaussée est classée, tandis que le reste du prieuré (hors cette salle) est inscrit. Le musée, associé au label Musée de France, met en valeur la faïence charolaise, des peintures et des sculptures, ainsi que des éléments architecturaux médiévaux.