Frise chronologique
1657
Fondation du prieuré
Fondation du prieuré
1657 (≈ 1657)
Création par Claude François Lulier pour bénédictins réformés.
1791
Vente comme bien national
Vente comme bien national
1791 (≈ 1791)
Destruction de l’église après la Révolution.
1843
Rachat par les Filles du Cœur-Immaculé
Rachat par les Filles du Cœur-Immaculé
1843 (≈ 1843)
Transformation en pensionnat pour jeunes filles.
1966
Classement monument historique
Classement monument historique
1966 (≈ 1966)
Inscription des bâtiments restants.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
L'ensemble des bâtiments à l'exception de la chapelle moderne (cad. E 1423) : inscription par arrêté du 28 juillet 1966
Personnages clés
| Claude François Lulier - Fondateur et président du Parlement de Dôle |
Initiateur du prieuré en 1657. |
Origine et histoire
Le prieuré de La Roche-Morey est un ancien prieuré conventuel fondé en 1657 par Claude François Lulier, président du Parlement de Dôle, pour y installer des religieux bénédictins réformés de la Congrégation de Saint-Vanne et Saint-Hydulphe. Ce monastère, situé dans le département de la Haute-Saône, reflète l’architecture religieuse de la seconde moitié du XVIIe siècle, marquée par les réformes monastiques de l’époque.
L’église du prieuré fut détruite après la Révolution française, lorsque le monastère fut vendu comme bien national en 1791. Les bâtiments restants, rachetés en 1843 par les Filles du Cœur-Immaculé de Marie de Saint-Loup, abritèrent un pensionnat pour jeunes filles pendant plus de 130 ans. Ce changement de vocation illustre l’adaptation des édifices religieux aux besoins éducatifs et sociaux des XIXe et XXe siècles.
Classé au titre des monuments historiques en 1966, le prieuré conserve aujourd’hui l’ensemble de ses bâtiments, à l’exception d’une chapelle moderne. Sa préservation témoigne de l’importance patrimoniale des édifices religieux en Bourgogne-Franche-Comté, malgré les bouleversements historiques qu’ils ont traversés. Le site est actuellement géré par une association, perpétuant ainsi son rôle dans la vie locale.