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Prieuré de Lavare à Fondettes en Indre-et-Loire

Patrimoine classé Patrimoine religieux Prieuré

Prieuré de Lavare

    Impasse des Mûriers
    37230 Fondettes
Propriété privée
Prieuré de Lavare
Prieuré de Lavare
Prieuré de Lavare
Prieuré de Lavare
Prieuré de Lavare
Prieuré de Lavare
Prieuré de Lavare
Prieuré de Lavare
Prieuré de Lavare
Prieuré de Lavare
Prieuré de Lavare
Prieuré de Lavare
Prieuré de Lavare
Crédit photo : Yricordel - Sous licence Creative Commons

Frise chronologique

Moyen Âge central
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1100
1200
1300
1400
1700
1800
1900
2000
vers 1100
Fondation du prieuré
1224–1226
Exemptions de dîmes
XIIIe siècle
Construction des bâtiments
1791
Vente comme bien national
19 juin 1965
Protection monument historique
1998
Restauration privée
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Les restes du mur d'enceinte ; la tour ; les façades et toitures du logis du Prieur ; la fuye (cad. B 684) : inscription par arrêté du 19 juin 1965 ; Les façades, les charpentes et les couvertures de la grange (cad. B 684) : classement par arrêté du 19 juin 1965

Personnages clés

Gautier Loggia - Seigneur donateur Fonda le prieuré vers 1100
Geoffroi de Lavardin - Ecclésiastique responsable Négocia des accords fonciers (XIIe siècle)
Geoffroi de Maillé - Seigneur local Exempta le prieuré de dîmes (1224)
Matthieu Gaultier - Abbé de Marmoutier Armoiries conservées au musée
N. Dauphin de Saint-Martin - Dernier chanoine administrateur Géra le prieuré en 1787

Origine et histoire

Le prieuré de Lavaré, également appelé Lavaray, est un monastère agricole bénédictin situé à Fondettes, en Indre-et-Loire, près de la frontière avec Saint-Roch et La Membrolle-sur-Choisille. Implanté sur un plateau dominant la vallée de la Choisille, il illustre l’architecture religieuse rurale des XIIIe et XVIe siècles, avec une grange dîmière classée et une enceinte fortifiée partiellement conservée. Son nom, attesté dès 1063 sous la forme Lavariacum, évoque son ancrage historique dans la région tourangelle.

Fondé vers 1100 par Gautier Loggia, un seigneur pauvre, le prieuré fut initialement placé sous le vocable de Saint Vincent avant d’être légué à l’abbaye de Marmoutier au XIVe siècle. Les moines y développèrent une exploitation agricole modèle (silve, ager, hortus), tandis que des conflits seigneuriaux au XIIe siècle, comme ceux impliquant Geoffroi de Lavardin ou Clérembauld de Maillé, marquèrent son histoire par des exemptions de dîmes et des acquisitions foncières. Le site, traversé par d’anciennes voies gallo-romaines reliant Tours au Mans et à Angers, devint un carrefour stratégique.

Au XIIIe siècle, les bâtiments actuels furent érigés, dont la grange dîmière (43 m de long), agrandie aux XVe–XVIe siècles pour accroître ses capacités de stockage. La tour de défense (20 m), le logis du prieur (remanié aux XVe et XVIIIe siècles), et le pigeonnier circulaire (XVIe siècle, 1 000 boulins) complètent l’ensemble. Confisqué comme bien national en 1791, le prieuré conserva sa vocation agricole sous des propriétaires privés, malgré des transformations comme la destruction des galeries du logis en 1840.

Classée monument historique en 1965 (grange) et inscrite (enceinte, tour, logis, pigeonnier), la propriété fut restaurée à partir de 1998 par des particuliers. Aujourd’hui, le site accueille des visites, concerts et réceptions, tout en préservant des éléments mobiliers comme un bas-relief de sainte Barbe (musée de Touraine). Son architecture, proche de celle de la ferme de Meslay, en fait un exemple rare de prieuré agricole médiéval en Centre-Val de Loire.

Les sources écrites, comme les cartulaires de Marmoutier (1272) ou les archives départementales de Tours, soulignent son rôle économique et religieux. Le prieuré incarne ainsi la transition entre le Moyen Âge (exploitations monastiques) et l’Époque moderne (gestion laïque), tout en témoignant des mutations paysagères et sociales de la Touraine.

Liens externes