Prieuré de Lavare à Fondettes en Indre-et-Loire

Patrimoine classé Patrimoine religieux Prieuré

Prieuré de Lavare

  • Impasse des Mûriers
  • 37230 Fondettes
Prieuré de Lavare
Prieuré de Lavare
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Prieuré de Lavare
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Prieuré de Lavare
Prieuré de Lavare
Crédit photo : Yricordel - Sous licence Creative Commons
Propriété privée

Frise chronologique

Moyen Âge central
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1100
1200
1300
1400
1500
1600
1700
1800
1900
2000
XIe siècle
Première mention écrite
XIIe siècle
Construction initiale
XIIIe siècle
Développement du prieuré
XVIe siècle
Construction du pigeonnier
1787
Administration par Dauphin
1791
Vente comme bien national
1840
Destruction partielle
1945
Aménagement agricole
19 juin 1965
Classement historique
1998
Restauration et ouverture
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Les restes du mur d'enceinte ; la tour ; les façades et toitures du logis du Prieur ; la fuye (cad. B 684) : inscription par arrêté du 19 juin 1965 ; Les façades, les charpentes et les couvertures de la grange (cad. B 684) : classement par arrêté du 19 juin 1965

Personnages clés

N. Dauphin Chanoine administrateur du prieuré en 1787.
Matthieu Gaultier Ancien abbé de Marmoutier dont les armoiries sont conservées au musée archéologique de Touraine.

Origine et histoire du Prieuré de Lavare

Le prieuré de Lavaré est situé sur un bord de plateau, entouré de bois et de pâtures, dominant une vallée parcourue par un bras de la petite Choisille, à la limite de Fondettes, Saint-Roch et La Membrolle-sur-Choisille. Le toponyme apparaît dès le XIe siècle sous la forme Lavariacum (1063), puis capella de Lavaraico au XIIe siècle et Lavaray en 1543. Le site est attesté depuis le XIe siècle et a longtemps dépendu de l'abbaye de Marmoutier. Un cartulaire de 1272 signale la proximité d'un carrefour de voies d'époque gallo-romaine, reliant notamment Tours au Mans et à Angers. Au cours du Moyen Âge, des exemptions de dîme accordées par des seigneurs locaux permirent aux moines d'acquérir des terres pour le domaine, et les bâtiments visibles aujourd'hui datent des XIIe-XIIIe siècles. Jusqu'au XVIIIe siècle le prieuré fut exploité comme monastère agricole, avec cultures, vignes, bois et jardins bien entretenus. En 1787 le prieuré était administré par le chanoine N. Dauphin; en 1791 ses bâtiments et son domaine furent confisqués puis vendus comme biens nationaux, mais il conserva sa vocation agricole sous divers propriétaires privés. Des réaménagements importants eurent lieu au XIXe siècle, notamment la destruction du bâtiment et des galeries reliant le logis à la tour vers 1840. En 1945 le prieuré fut acquis par un éleveur qui aménagea une stabulation et modifia la grange. La grange dîmière, parfois appelée « Grange aux Dîmes », a fait l'objet d'un classement au titre des monuments historiques; le reste des bâtiments (muraille, tour, pigeonnier et logis du prieur) a été inscrit au titre des monuments historiques le 19 juin 1965. Laissé en déshérence dans les années 1980-1990, le prieuré a été racheté en 1998 par des propriétaires privés qui ont entrepris sa restauration et l'ouvrent aujourd'hui à des visites, concerts et réceptions. L'ensemble est ceint d'une muraille fortifiée dont subsistent au nord-ouest des vestiges de porte et une fenêtre romane à colonnettes qui pourrait marquer l'emplacement d'une ancienne salle seigneuriale. Une tour de défense, élevée d'un seul tenant et construite en petits moellons, s'insère sur l'angle nord de l'enceinte; elle dépasse vingt mètres de haut et s'ouvre en bas sur une petite porte desservant une salle voûtée en plein cintre. Le logis du prieur, remanié aux XVe et XVIIIe siècles, conserve à l'arrière une tourelle d'escalier extérieure; sa façade sud présente deux baies ogivales, dont l'une a été rouverte et munie d'un vitrail, indiquant l'emplacement de l'ancienne église. Des vestiges d'un bâtiment incluent une baie géminée percée dans le mur. Le pigeonnier, de plan circulaire et daté du XVIe siècle, comporte environ mille boulins et se trouve au centre de la cour. La grange, analogue par son architecture à celle de Meslay, mesure 43 mètres de longueur sur 13 de largeur; elle présente des pignons épaulés, un fronton avec portes en plein cintre, un avant-corps triangulaire et trois fleurons en pierre sur le faîtage, et elle a été agrandie à deux reprises pour augmenter sa capacité de stockage. Des traces sur le pignon sud témoignent d'une surélévation opérée aux XVe ou XVIe siècles selon les estimations. Parmi les objets mobiliers, un bas-relief en bois peint représentant sainte Barbe et les armoiries de Matthieu Gaultier, ancien abbé de Marmoutier, sont conservés au musée archéologique de Touraine.

Liens externes