Frise chronologique
Début XIe siècle (vers 1015-1040)
Fondation présumée
Fondation présumée
Début XIe siècle (vers 1015-1040) (≈ 1019)
Par Alain Canhiart pour sa fille Hodierne
1124
Rattachement à Saint-Sulpice
Rattachement à Saint-Sulpice
1124 (≈ 1124)
Devenu prieuré sous Conan III
XIVe siècle
Disparition du couvent masculin
Disparition du couvent masculin
XIVe siècle (≈ 1450)
Seul le prieuré féminin subsiste
XVIIe siècle (1670)
Construction du cloître
Construction du cloître
XVIIe siècle (1670) (≈ 1750)
Sous l’abbesse Marie de Bourgneuf
1792
Départ des religieuses
Départ des religieuses
1792 (≈ 1792)
Suite à la Révolution
1857
Devenu église paroissiale
Devenu église paroissiale
1857 (≈ 1857)
Nouvelle affectation cultuelle
1855 et 1875
Classement de l’église
Classement de l’église
1855 et 1875 (≈ 1875)
Monument historique
1963 et 1969
Inscription des vestiges
Inscription des vestiges
1963 et 1969 (≈ 1969)
Cloître et façades du prieuré
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Eglise de Locmaria : classement par avis de classement du 28 février 1855 et par liste de 1875 ; Vestiges du cloître (cad. A 787p) : inscription par arrêté du 26 juin 1963 ; Façades et toitures du prieuré, ancienne caserne Emeriau (cad. CK 1) : inscription par arrêté du 26 décembre 1969
Personnages clés
| Alain Canhiart - Comte de Cornouaille |
Fondateur présumé pour sa fille |
| Hodierne - Première abbesse |
Fille d’Alain Canhiart |
| Conan III - Duc de Bretagne |
Rattache Locmaria à Saint-Sulpice en 1124 |
| Marie de Bourgneuf - Abbesse au XVIIe siècle |
Commanditaire des grands travaux |
| Aliénor de Liscoët - Personnage fictif (Pitre-Chevalier) |
Prieure romancée lors des guerres de Ligue |
Origine et histoire
Le prieuré Notre-Dame de Locmaria, fondé au XIe siècle à Quimper, était un monastère bénédictin initialement double (hommes et femmes), dépendant dès 1124 de l’abbaye Saint-Sulpice de Rennes. Le couvent masculin disparut au XIVe siècle, tandis que le prieuré féminin persista jusqu’à la Révolution. Les bâtiments actuels incluent une église romane du XIe, remaniée aux XIIe et XVIIe siècles, et un cloître de 1670, partiellement conservé.
L’église, de plan basilical (40 m de long), présente une nef à trois vaisseaux, un transept saillant et un chevet refait au XIIe siècle. Classée monument historique dès 1855, elle devint église paroissiale en 1857. Le cloître, inscrit en 1963, et les façades du prieuré (ancienne caserne Emeriau, inscrite en 1969) témoignent des transformations des XVIIe et XIXe siècles. Le site, situé au pied du Mont Frugy près de l’Odet, était probablement un lieu monastique dès le IXe ou Xe siècle, bien que les preuves manquent.
Au XVIIe siècle, l’abbesse Marie de Bourgneuf lança d’importants travaux : reconstruction du chœur, édification de nouveaux bâtiments conventuels et d’un cloître. La Révolution chassa les 22 religieuses en 1792. Le prieuré, lié à des figures comme Alain Canhiart (fondateur présumé pour sa fille Hodierne, première abbesse) et Conan III (duc ayant rattaché le monastère à Saint-Sulpice en 1124), illustre l’histoire religieuse bretonne. Des récits comme celui d’Aliénor de Liscoët (prieure fictive lors des guerres de Ligue) reflètent son ancrage dans la mémoire locale.
Les vestiges actuels — église, fragments du cloître et bâtiments conventuels — rappellent son rôle central parmi les quatre abbayes féminines médiévales de Bretagne. Le prieuré, transformé en caserne au XIXe siècle, conserve des éléments architecturaux majeurs, comme le portail gothique de la façade occidentale ou les arcatures du cloître. Son histoire mêle fondations ducales, réformes grégoriennes et adaptations post-révolutionnaires.