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Prieuré de Locmaria à Quimper dans le Finistère

Patrimoine classé Patrimoine religieux Prieuré Eglise gothique

Prieuré de Locmaria

  • 1 Rue du Commandant-Avril
  • 29000 Quimper
Prieuré de Locmaria
Prieuré de Locmaria
Prieuré de Locmaria
Prieuré de Locmaria
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Prieuré de Locmaria
Prieuré de Locmaria
Prieuré de Locmaria
Crédit photo : Thesupermat - Sous licence Creative Commons
Propriété de la commune
29000 Quimper, 1 Rue du Commandant-Avril

Frise chronologique

Haut Moyen Âge
Moyen Âge central
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1000
1100
1200
1300
1400
1500
1600
1700
1800
1900
2000
Début XIe siècle (vers 1015-1040)
Fondation présumée
1124
Rattachement à Saint-Sulpice
XIVe siècle
Disparition du couvent masculin
XVIIe siècle (1670)
Construction du cloître
1792
Départ des religieuses
1857
Devenu église paroissiale
1855 et 1875
Classement de l’église
1963 et 1969
Inscription des vestiges
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Eglise de Locmaria : classement par avis de classement du 28 février 1855 et par liste de 1875 ; Vestiges du cloître (cad. A 787p) : inscription par arrêté du 26 juin 1963 ; Façades et toitures du prieuré, ancienne caserne Emeriau (cad. CK 1) : inscription par arrêté du 26 décembre 1969

Personnages clés

Alain Canhiart - Comte de Cornouaille Fondateur présumé pour sa fille
Hodierne - Première abbesse Fille d’Alain Canhiart
Conan III - Duc de Bretagne Rattache Locmaria à Saint-Sulpice en 1124
Marie de Bourgneuf - Abbesse au XVIIe siècle Commanditaire des grands travaux
Aliénor de Liscoët - Personnage fictif (Pitre-Chevalier) Prieure romancée lors des guerres de Ligue

Origine et histoire du Prieuré de Locmaria

Le prieuré Notre-Dame de Locmaria, fondé au XIe siècle à Quimper, était un monastère bénédictin initialement double (hommes et femmes), dépendant dès 1124 de l’abbaye Saint-Sulpice de Rennes. Le couvent masculin disparut au XIVe siècle, tandis que le prieuré féminin persista jusqu’à la Révolution. Les bâtiments actuels incluent une église romane du XIe, remaniée aux XIIe et XVIIe siècles, et un cloître de 1670, partiellement conservé.

L’église, de plan basilical (40 m de long), présente une nef à trois vaisseaux, un transept saillant et un chevet refait au XIIe siècle. Classée monument historique dès 1855, elle devint église paroissiale en 1857. Le cloître, inscrit en 1963, et les façades du prieuré (ancienne caserne Emeriau, inscrite en 1969) témoignent des transformations des XVIIe et XIXe siècles. Le site, situé au pied du Mont Frugy près de l’Odet, était probablement un lieu monastique dès le IXe ou Xe siècle, bien que les preuves manquent.

Au XVIIe siècle, l’abbesse Marie de Bourgneuf lança d’importants travaux : reconstruction du chœur, édification de nouveaux bâtiments conventuels et d’un cloître. La Révolution chassa les 22 religieuses en 1792. Le prieuré, lié à des figures comme Alain Canhiart (fondateur présumé pour sa fille Hodierne, première abbesse) et Conan III (duc ayant rattaché le monastère à Saint-Sulpice en 1124), illustre l’histoire religieuse bretonne. Des récits comme celui d’Aliénor de Liscoët (prieure fictive lors des guerres de Ligue) reflètent son ancrage dans la mémoire locale.

Les vestiges actuels — église, fragments du cloître et bâtiments conventuels — rappellent son rôle central parmi les quatre abbayes féminines médiévales de Bretagne. Le prieuré, transformé en caserne au XIXe siècle, conserve des éléments architecturaux majeurs, comme le portail gothique de la façade occidentale ou les arcatures du cloître. Son histoire mêle fondations ducales, réformes grégoriennes et adaptations post-révolutionnaires.

Liens externes

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