Prieuré de Locmaria à Quimper dans le Finistère

Patrimoine classé Patrimoine religieux Prieuré Eglise gothique

Prieuré de Locmaria

  • 1 Rue du Commandant-Avril
  • 29000 Quimper
Prieuré de Locmaria
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Crédit photo : Thesupermat - Sous licence Creative Commons
Propriété de la commune

Frise chronologique

Moyen Âge central
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1100
1200
1300
1700
1800
1900
2000
XIe siècle
Fondation du prieuré
XIIe siècle
Rattachement à Saint-Sulpice
XVIIe siècle
Rénovation majeure
XIXe siècle
Classement historique
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Eglise de Locmaria : classement par avis de classement du 28 février 1855 et par liste de 1875 ; Vestiges du cloître (cad. A 787p) : inscription par arrêté du 26 juin 1963 ; Façades et toitures du prieuré, ancienne caserne Emeriau (cad. CK 1) : inscription par arrêté du 26 décembre 1969

Personnages clés

Alain Canhiart Comte de Cornouaille, fondateur du prieuré pour sa fille Hodierne.
Hodierne Première abbesse du monastère, fille du comte Alain Canhiart.
Conan III Duc ayant rattaché le monastère à l'abbaye de Saint-Sulpice.
Marie de Bourgneuf Abbesse ayant supervisé les travaux de rénovation au XVIIe siècle.

Origine et histoire du Prieuré de Locmaria

Le prieuré Notre-Dame de Locmaria, situé dans le quartier de Locmaria à Quimper, est un ancien établissement bénédictin longtemps dépendant de l'abbaye Saint‑Sulpice de Rennes. L'église, l'élément le mieux conservé, remonte au XIe siècle ; les bâtiments conventuels datent surtout du XVIIe siècle et le cloître est daté de 1670. Les vestiges du cloître s'étendent du bras sud du transept au mur de clôture de la cour Est et comportent des arcatures. L'église représente l'essentiel de ce qui subsiste de l'abbaye fondée au début du XIe siècle, qui comprenait à l'origine un monastère de femmes et, à proximité, un petit monastère d'hommes au service des religieuses. Plusieurs auteurs ont proposé des datations précises de la fondation : selon Dom Morice et Arthur de la Borderie elle remonterait aux années 1013‑1040, Louise‑Marie Tillet suggère 1015‑1040, et Henri Waquet avance une date antérieure à 1022. La tradition attribue la fondation au comte de Cornouaille Alain Canhiart pour sa fille Hodierne, première abbesse. Au XIIe siècle, le duc Conan III rattacha le monastère à l'abbaye de Saint‑Sulpice‑la‑Forêt, alors placée sous la règle de Fontevrault, et il est probable que le transept et le chevet aient été remaniés à cette époque. À partir de ce rattachement l'abbaye devint prieuré et demeura liée à Saint‑Sulpice jusqu'à la fin de l'Ancien Régime. L'ancien couvent d'hommes avait disparu au plus tard au XIVe siècle. Au XVIIe siècle, sous l'abbesse Marie de Bourgneuf, des travaux importants modifièrent l'abbatiale — notamment le réaménagement complet du chœur — et entraînèrent la construction de nouveaux bâtiments conventuels et d'un cloître prolongée jusqu'au XVIIIe siècle. En 1792, à la Révolution, les vingt‑deux religieuses quittèrent le monastère. L'ancienne abbatiale fut transformée en église paroissiale en 1857. L'église est classée au titre des monuments historiques par un avis de 1855 et figurait déjà sur la liste de 1875 ; les vestiges du cloître sont inscrits depuis 1963 et le bâtiment dit du prieuré, devenu caserne Emeriau, est inscrit depuis 1969. Implantée sur la rive gauche de l'Odet, au pied du Mont Frugy, l'abbaye occupait un terrain presque plat dont les jardins donnaient sur la rivière et étaient limités par des bois. L'église présente un plan basilical d'environ 40 mètres de longueur ; sa façade occidentale ouvre par un petit portail gothique surmonté d'une vaste baie gothique flamboyante. La nef, longue de 25 mètres et large d'un peu moins de 15, est composée de trois vaisseaux de six travées : le vaisseau central, large de 6,80 mètres, est flanqué de deux bas‑côtés. Elle s'ouvre sur un transept saillant d'une envergure de plus de 20 mètres ; la croisée, de plan carré, est surmontée d'une tour de même plan. Les croisillons comportent chacun une absidiole qui flanque l'abside centrale fermant le vaisseau axial.

Liens externes