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Prieuré de Luché-Pringé dans la Sarthe

Patrimoine classé Patrimoine religieux Prieuré

Prieuré de Luché-Pringé

    7 Rue de la Poste
    72800 Luché-Pringé
Propriété privée
Prieuré de Luché-Pringé
Prieuré de Luché-Pringé
Prieuré de Luché-Pringé
Crédit photo : HubertduMaine - Sous licence Creative Commons

Frise chronologique

Moyen Âge central
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1100
1500
1600
1700
1800
1900
2000
1057
Fondation du prieuré
fin XVe siècle
Reconstruction post-guerre de Cent Ans
XVIIe siècle
Attribution aux jésuites
1796
Vente comme bien national
20 mars 1978
Inscription aux monuments historiques
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Façades et toitures (cad. AC 140) : inscription par arrêté du 20 mars 1978

Personnages clés

Raoul V - Vicomte du Maine Fonda le prieuré en 1057.
Emmeline de Montreveau - Dame du Lude Co-fondatrice avec Raoul V.
Pierre du Fay - Prieur au XVe siècle Reconstruit le prieuré après 1450.
Henri IV - Roi de France Attribue le prieuré aux jésuites.
Pierre-François Lépine et René Martin - Acquéreurs en 1796 Sauvent l'église de la destruction.
M. Jaffrézic - Maire de Luché en 1970 Obtient la protection du monument.

Origine et histoire

Le prieuré de Luché-Pringé trouve ses origines au XIe siècle, lorsque Raoul V, vicomte du Maine, et son épouse Emmeline de Montreveau cèdent en 1057 l'église de Luché aux moines de l'abbaye Saint-Aubin d'Angers. Ces derniers y fondent un prieuré dédié à saint Martin, avec une église et un logis monastique construit à partir de 1166. Le couvent comptait alors une trentaine de religieux, et les bâtiments furent érigés côte à côte, privant l'église d'une façade occidentale.

Pendant la guerre de Cent Ans, le prieuré est entièrement détruit par les Anglais. Sa reconstruction est entreprise à la fin du XVe siècle par le prieur Pierre du Fay. Le logis, marqué par des coquilles Saint-Jacques sur ses façades, servait d'étape aux pèlerins se rendant à Compostelle. Au XVIIe siècle, Henri IV attribue le prieuré aux jésuites, qui y établissent une école dans le cadre de la fondation du collège royal de La Flèche.

À la Révolution, l'église et le prieuré sont vendus comme biens nationaux en 1796 à Pierre-François Lépine et René Martin, qui les sauvent de la destruction. L'église est rendue au culte en 1813, tandis que le prieuré, passé entre plusieurs mains, devient l'Hôtel du Lion d'Or à la fin du XIXe siècle. En 1970, le maire M. Jaffrézic en fait l'acquisition et obtient en 1978 l'inscription des façades et toitures à l'inventaire des monuments historiques.

Architecturalement, le logis du prieuré est un édifice quadrangulaire en pierre de taille, avec des traces d'ouvertures ogivales murées. La façade est ornée d'une tour octogonale coiffée d'un toit pyramidal en ardoise, tandis que deux souches de cheminée en brique surmontent le faîte. Ces éléments reflètent les reconstructions médiévales et Renaissance, ainsi que son rôle dans l'accueil des voyageurs.

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