Frise chronologique
Avant 1101
Donation à Charroux
Donation à Charroux
Avant 1101 (≈ 1101)
Rattachement à l’abbaye de Charroux.
Début XIIe siècle
Fondation par Fuchurius
Fondation par Fuchurius
Début XIIe siècle (≈ 1204)
Construction initiale par un moine.
1304
Visite de Clément V
Visite de Clément V
1304 (≈ 1304)
Future pape inspecte le prieuré.
XIVe siècle (guerre de Cent Ans)
Destruction partielle
Destruction partielle
XIVe siècle (guerre de Cent Ans) (≈ 1450)
Incendie par le Prince Noir.
1485
Reconstruction du mur-pignon
Reconstruction du mur-pignon
1485 (≈ 1485)
Déplacement de l’entrée et ajout sculptural.
XVIe siècle
Peintures murales réalisées
Peintures murales réalisées
XVIe siècle (≈ 1650)
Fresques dont un arbre de Jessé.
1938 et 1948
Classement monument historique
Classement monument historique
1938 et 1948 (≈ 1948)
Protection des ruines et de l’église.
1991
Redécouverte des fresques
Redécouverte des fresques
1991 (≈ 1991)
Mise au jour sous l’enduit.
2007
Rénovation toiture et crépis
Rénovation toiture et crépis
2007 (≈ 2007)
Travaux de restauration modernes.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Eglise : inscription par arrêté du 30 décembre 1938
Personnages clés
| Fuchurius - Moine fondateur |
Donna son nom au village. |
| Guillaume II d'Auberoche - Évêque de Périgueux |
Confirma la donation à Charroux. |
| Clément V - Archevêque puis pape |
Visita le prieuré en 1304. |
| Prince Noir - Chef militaire anglais |
Incendia le village en 1304. |
| Famille de Bruc-Chabans - Seigneurs locaux |
Ajouta une chapelle Renaissance. |
| Pupier de Brioude - Prieur commendataire |
Dernier prieur connu en 1789. |
Origine et histoire
Le prieuré Notre-Dame de Puymartin, situé à La Chapelle-Faucher en Dordogne, trouve ses origines au début du XIIe siècle. Il fut édifié par un moine nommé Fuchurius, dont le nom évolua pour donner celui du village : La Chapelle-Faucher. L’église, initialement rattachée à l’abbaye de Charroux avant 1101, fut confirmée dans cette dépendance par l’évêque Guillaume II d’Auberoche. Ce prieuré, modeste par sa taille (nef unique et chevet plat), devint un lieu de culte central pour la communauté locale, avant d’être partiellement détruit pendant la guerre de Cent Ans par le Prince Noir.
Au XVe siècle, le monument connut une phase de reconstruction majeure. En 1485, le mur-pignon occidental fut rebâti, et l’entrée fut déplacée sur le mur sud-ouest, réutilisant des éléments sculptés existants, dont une Vierge à l’Enfant au-dessus du portail. La famille seigneuriale de Bruc-Chabans y ajusta une chapelle latérale de style Renaissance, servant de sépulture familiale. Les peintures murales du XVIe siècle, redécouvertes en 1991 après avoir été cachées sous un enduit au XIXe, incluent un remarquable arbre de Jessé dans le chœur. Ces éléments illustrent l’évolution artistique et religieuse du site, entre Moyen Âge et Renaissance.
Le prieuré fut aussi marqué par des liens avec des figures ecclésiastiques, comme la visite de l’archevêque de Bordeaux (futur pape Clément V) en 1304, ou la présence du prieur commendataire Pupier de Brioude en 1789. Classé monument historique en 1938 pour ses ruines, puis en 1948 pour l’ensemble du prieuré, le site bénéficia de restaurations récentes (toiture et crépis en 2007). Son architecture mêle ainsi héritage roman, traces gothiques, et ajouts Renaissance, reflétant une histoire mouvementée entre abandon, reconstruction et redécouverte.
À noter, le prieuré fut également une commanderie de l’ordre de Saint-Jean de Jérusalem, annexée en 1373 à celle de la Roche Saint-Paul. La façade conserve des pierres sculptées, dont une tête supportant une croix au-dessus du porche, tandis qu’un escalier à vis dans une tour carrée témoigne de son organisation spatiale médiévale. Ces détails architecturaux, combinés aux fresques murales, en font un exemple significatif du patrimoine religieux rural en Nouvelle-Aquitaine.