Frise chronologique
vers 1228
Fondation du prieuré et construction de la chapelle
Fondation du prieuré et construction de la chapelle
vers 1228 (≈ 1228)
Donations à Saint-Savin-sur-Gartempe, édification probable.
vers 1500
Réalisation des peintures murales
Réalisation des peintures murales
vers 1500 (≈ 1500)
Scènes religieuses dont Christ en majesté.
1791
Vente comme bien national
Vente comme bien national
1791 (≈ 1791)
Fin de la vocation religieuse officielle.
XIXe siècle
Transformation en cellier
Transformation en cellier
XIXe siècle (≈ 1865)
Modifications architecturales majeures.
10 février 1987
Classement des peintures murales
Classement des peintures murales
10 février 1987 (≈ 1987)
Protection au titre des Monuments Historiques.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Ancienne chapelle y compris les peintures murales qu'elle renferme (cad. 1962 AI 244) : classement par arrêté du 10 février 1987
Personnages clés
| Moines délégués par Saint-Savin - Prieurs résidents (XIIIe–XVIe siècles) |
Géraient le prieuré pour l’abbaye mère. |
| Prieurs commendataires - Dirigeants absents (à partir XVIIe siècle) |
Marquent le déclin de la vie monastique. |
| Abbé de Saint-Savin-sur-Gartempe - Autorité tutélaire |
Supervisait le prieuré jusqu’à la Révolution. |
Origine et histoire
Le prieuré de Notz-l'Abbé fut fondé au XIIIe siècle grâce à des donations à l’abbaye bénédictine de Saint-Savin-sur-Gartempe. Jusqu’au XVIe siècle, il était dirigé par des moines délégués par l’abbé de Saint-Savin, servant de relais spirituel pour l’abbaye mère. La chapelle Saint-Antoine, édifiée peu après 1228, illustre cette période fondatrice, avec des peintures murales datées vers 1500, représentant des scènes religieuses comme le Christ en majesté ou Saint-Georges terrassant le dragon.
Au XVIIe siècle, le prieuré devient une commende, où les prieurs ne résident plus sur place, marquant un déclin de son rôle actif. La Révolution française accélère sa transformation : vendu comme bien national en 1791, le site perd sa vocation religieuse. Au XIXe siècle, la chapelle est convertie en cellier, avec des modifications architecturales (surélévation des murs, démolition du clocheton), tout en conservant ses décors peints, classés depuis 1987.
Les peintures murales, exécutées vers 1500, sont un témoignage rare de l’art religieux médiéval en Berry. Elles mêlent des motifs symboliques (tétramorphe, martyrs) à des représentations populaires comme Saint-Christophe, datée du XVe siècle. Le site, aujourd’hui propriété privée, conserve ainsi une double mémoire : celle d’un lieu de culte bénédictin et celle d’un patrimoine artistique préservé malgré les bouleversements historiques.