Frise chronologique
Avant la fin du XIe siècle
Fondation clunisienne
Fondation clunisienne
Avant la fin du XIe siècle (≈ 1195)
Première citation du prieuré par Cluny.
1444
Doyenné anglais
Doyenné anglais
1444 (≈ 1444)
Anglais octroient le titre de Doyenné.
XVIIe siècle
Retour des moines anglais
Retour des moines anglais
XVIIe siècle (≈ 1750)
Moines anglais reviennent, chassés d'Angleterre.
21 décembre 1988
Inscription Monument Historique
Inscription Monument Historique
21 décembre 1988 (≈ 1988)
Protection des façades et du cloître.
7 mai 1990
Classement des peintures
Classement des peintures
7 mai 1990 (≈ 1990)
Peintures murales classées au titre MH.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Personnages clés
| Moines anglais - Occupants du prieuré |
Chassés d'Angleterre, présents jusqu'à la Révolution. |
| Bénédictins - Ordre accueillant |
Accueillent les moines anglais au XVIIe. |
Origine et histoire
Le prieuré de Ronsenac, situé dans le village éponyme en Charente, est une fondation de l'ordre de Cluny citée avant la fin du XIe siècle. Il s'élève au sud de l'église romane locale et a connu plusieurs phases de construction, allant du XIe au XIXe siècle. Son histoire est marquée par une occupation anglaise au XVe siècle, lorsque des moines anglais, chassés par l'hérésie en Angleterre, y trouvèrent refuge. Ces moines, accueillis par les Bénédictins, y restèrent jusqu'à la Révolution, période à laquelle le prieuré fut vendu comme bien national.
L'édifice actuel se compose de deux ailes à l'ouest, incluant des communs du XIXe siècle avec des réemplois de piles du cloître, ainsi qu'un corps de logis de la fin du XVe siècle doté d'une tour d'escalier en vis. Au sud, le logis abbatial présente des baies romanes, en tiers-point et rectangulaires, construites sur une cave voûtée d'un berceau brisé. Une sculpture romane représentant un lion orne le linteau de la porte d'entrée. Des vestiges de peintures murales, datant des XIVe ou XVe siècles, ont été découverts dans une baie bouchée, illustrant des scènes religieuses comme un moine lisant, l'Agneau mystique, ou encore Adam et Ève.
L'aile nord du prieuré se limite à un pan de mur percé de cinq arcatures aux arcs polylobés. Le sol de ce qui était probablement la salle capitulaire abrite des tombes. Le prieuré a fait l'objet de protections au titre des Monuments Historiques : les façades, toitures, et le sol de l'aire du cloître ont été inscrits en 1988, tandis que les peintures murales ont été classées en 1990. Ces éléments témoignent de l'importance historique et architecturale du site, marqué par des influences clunisiennes et une occupation multiséculaire.