Prieuré de Saint-André-de-Rosans dans les Hautes-Alpes
Patrimoine classéClocher-murPrieuréEglise romane
Prieuré de Saint-André-de-Rosans
D949
05150 Saint-André-de-Rosans
Crédit photo : Marianne Casamance - Sous licence Creative Commons
Propriété de la commune ; propriété privée
Frise chronologique
Haut Moyen Âge
Moyen Âge central
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1000
1100
1200
1300
…
1700
1800
1900
2000
988
Fondation du prieuré
Fondation du prieuré 988 (≈ 988)
Donation faite par Richaud à l'abbaye de Cluny.
XIe siècle
Construction du chœur
Construction du chœur XIe siècle (≈ 1150)
Édification du chœur et du transept romans.
2e moitié XIIe siècle
Construction de la nef
Construction de la nef 2e moitié XIIe siècle (≈ 1250)
Édification de la nef et de la chapelle.
XVIIe siècle
Destruction partielle
Destruction partielle XVIIe siècle (≈ 1750)
Dégâts causés lors des guerres de Religion.
3 juillet 1925
Classement historique
Classement historique 3 juillet 1925 (≈ 1925)
Classement au titre des monuments historiques.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Ruines de la chapelle : classement par arrêté du 3 juillet 1925 - Croix de chemin sise au lieu-dit le Col (cad. A 960) : inscription par arrêté du 28 janvier 1986 - Croix de chemin sise au lieu-dit Pra-Moussiou (cad. A 686) : inscription par arrêté du 28 janvier 1986 - Emprise du cloître et emprise de l'aile est des bâtiments conventuels (cad. A 995) : inscription par arrêté du 28 janvier 1986 - Eglise paroissiale et aile de l'ancien prieuré dite aile du four communal (cad. A 996, 994) : classement par arrêté du 27 juillet 1987
Personnages clés
Richaud
Clerc ayant fait donation à l'abbaye de Cluny en 988.
Origine et histoire du Prieuré
Le prieuré de Saint-André-de-Rosans est une église romane en ruines située sur la commune de Saint-André-de-Rosans, dans les Hautes-Alpes, en région Provence-Alpes-Côte d'Azur. Il a été fondé à la suite d'une donation faite par un clerc nommé Richaud à l'abbaye de Cluny en 988. Les biens affectés au prieuré s'étendaient sur plusieurs communes aux confins des Hautes-Alpes et de la Drôme, ainsi que dans le Vaucluse (Malaucène) et les Alpes-de-Haute-Provence (Mison). L'ensemble fut largement détruit lors des guerres de Religion, sans pour autant disparaître entièrement avant la Révolution. Longtemps, jusqu'au XIXe siècle, le site a été confondu avec un temple dédié à Bacchus en raison d'un abondant décor lié à la vigne ; des spécialistes ont même reconnu dans ces pampres la feuille du cépage dite Paga Debiti. L'église priorale conserve en ruine un chœur et un transept caractéristiques du premier art roman (XIe siècle) et une nef du XIIe siècle ; la chapelle présente des vestiges datés de la seconde moitié du XIIe siècle. Des vestiges archéologiques d'intérêt subsistent, notamment l'emprise du cloître, l'emprise de l'aile est des bâtiments conventuels et une croix de chemin qui réemploie des chapiteaux. Des chapiteaux de l'abside sont encore visibles. Le pavement de mosaïque mis au jour a été réalisé par le même atelier que celui de l'abbaye Notre-Dame de Ganagobie et comporte des motifs figurés et géométriques, dont éléphant, griffons, entrelacs et motifs végétaux. Le décor sculpté comporte plusieurs frises à feuilles de vigne et de figuier, parfois figurées dans la gueule de lions. Le chevet présente trois types de colonnades, dont une colonnade torse. Des inscriptions visibles à gauche et à droite renseignent la dédicace de l'édifice. L'église fait l'objet d'un classement au titre des monuments historiques depuis le 3 juillet 1925.