Crédit photo : Marianne Casamance - Sous licence Creative Commons
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Frise chronologique
Haut Moyen Âge
Moyen Âge central
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1000
1100
1200
1300
…
1600
1700
1800
1900
2000
988
Fondation clunisienne
Fondation clunisienne 988 (≈ 988)
Donation du clerc Richaud à Cluny
XIIe siècle
Construction de la nef
Construction de la nef XIIe siècle (≈ 1250)
Art roman et décors viticoles
XVIe siècle
Destruction partielle
Destruction partielle XVIe siècle (≈ 1650)
Guerres de Religion
3 juillet 1925
Classement MH
Classement MH 3 juillet 1925 (≈ 1925)
Ruines de la chapelle
27 juillet 1987
Classement élargi
Classement élargi 27 juillet 1987 (≈ 1987)
Église et bâtiments conventuels
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Ruines de la chapelle : classement par arrêté du 3 juillet 1925 - Croix de chemin sise au lieu-dit le Col (cad. A 960) : inscription par arrêté du 28 janvier 1986 - Croix de chemin sise au lieu-dit Pra-Moussiou (cad. A 686) : inscription par arrêté du 28 janvier 1986 - Emprise du cloître et emprise de l'aile est des bâtiments conventuels (cad. A 995) : inscription par arrêté du 28 janvier 1986 - Eglise paroissiale et aile de l'ancien prieuré dite aile du four communal (cad. A 996, 994) : classement par arrêté du 27 juillet 1987
Personnages clés
Richaud - Clerc donateur
Fonda le prieuré en 988
Origine et histoire
Le prieuré de Saint-André-de-Rosans fut fondé en 988 à la suite d’une donation du clerc Richaud à l’abbaye de Cluny. Les terres offertes s’étendaient sur plusieurs communes des Hautes-Alpes, de la Drôme, du Vaucluse et des Alpes-de-Haute-Provence. Ce prieuré, partiellement détruit lors des guerres de Religion (XVIe siècle), subsista jusqu’à la Révolution. Son décor exceptionnel, lié à la vigne (notamment des feuilles de cépage Paga Debiti), conduisit longtemps à le confondre avec un temple dédié à Bacchus.
L’église priorale, aujourd’hui en ruines, conserve un chœur et un transept typiques du premier art roman (XIe siècle), ainsi qu’une nef du XIIe siècle. Parmi ses vestiges remarquables figurent des chapiteaux, des colonnades du chœur, et un pavement en mosaïque réalisé par le même atelier que celui de l’abbaye Notre-Dame de Ganagobie. Ces éléments illustrent l’importance archéologique du site, malgré sa disparition partielle après les conflits religieux.
Classé monument historique depuis 1925 (pour les ruines de la chapelle) et 1987 (pour l’église paroissiale et les bâtiments conventuels), le prieuré mêle héritage clunisien, réemplois médiévaux et traces d’une vie monastique active. Certaines parties, comme des croix de chemin intégrant des chapiteaux réutilisés, furent protégées en 1986. Le site reste un témoignage rare de l’art roman provençal et de son lien avec la viticulture.
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