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Prieuré de Saint-Arnoult dans l'Oise

Patrimoine classé Patrimoine religieux Prieuré Maison à pan de bois

Prieuré de Saint-Arnoult

    Rue des Fonds d'Omecourt 
    60220 Saint-Arnoult
Propriété privée
prieure de saint-arnoult
Prieuré de Saint-Arnoult
Prieuré de Saint-Arnoult
Prieuré de Saint-Arnoult
Prieuré de Saint-Arnoult
Prieuré de Saint-Arnoult
Prieuré de Saint-Arnoult
Prieuré de Saint-Arnoult
Prieuré de Saint-Arnoult
Prieuré de Saint-Arnoult
Prieuré de Saint-Arnoult
Prieuré de Saint-Arnoult
Prieuré de Saint-Arnoult
Prieuré de Saint-Arnoult
Prieuré de Saint-Arnoult
Prieuré de Saint-Arnoult
Prieuré de Saint-Arnoult
Crédit photo : Gilles Alglave - Sous licence Creative Commons

Frise chronologique

Moyen Âge central
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1100
1200
1600
1700
1800
1900
2000
XIe siècle
Origines du culte de saint Arnoult
4e quart XVe – 1ère moitié XVIe siècle
Construction du prieuré
1751
Plan archivé
1898
Vente aux familles Lenoir
1972
Incendie partiel
30 mai 1988
Inscription MH
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Façades et toitures ; les deux cheminées du rez-de-chaussée (cad. A 301) : inscription par arrêté du 30 mai 1988

Personnages clés

Saint Arnoult - Évêque de Tours (VIe siècle) Culte associé au prieuré et pèlerinages.
Guibert de Nogent - Moine de Saint-Germer-de-Fly (XIe–XIIe s.) Promoteur du culte en Beauvaisis.
Charles du Sauzet Du Mas - Dernier abbé de Beaubec (XVIIIe s.) Seigneur partiel de Saint-Arnoult.
Famille Lenoir - Propriétaires (fin XIXe–1982) Exploitation agricole du prieuré.
Gilles et Nelly Alglave - Propriétaires depuis 1982 Restauration et ouverture au public.

Origine et histoire

Le prieuré de Saint-Arnoult, situé dans l’Oise (Hauts-de-France), est un ancien prieuré bénédictin fondé entre la fin du XVe et le début du XVIe siècle. Il dépendit successivement des abbayes de Saint-Germer-de-Fly et de Beaubec en Normandie. Son architecture rare, en pan de bois et torchis avec un double encorbellement, ainsi que son décor sculpté (roses, coquilles, animaux), en font un témoignage exceptionnel de l’art médiéval tardif. Le site, partiellement inscrit aux monuments historiques en 1988, conserve aussi des traces de son rôle dans le culte de saint Arnoult, lié aux pèlerinages vers Saint-Jacques-de-Compostelle.

Les origines du prieuré remontent au XIe siècle, avec la propagation du culte de saint Arnoult (évêque de Tours) dans le comté de Clermont. Le site, initialement propriété de l’abbaye de Saint-Germer-de-Fly, devint un lieu de dévotion grâce à ses reliques. Au XVIIIe siècle, un plan de 1751 atteste son rattachement à l’abbaye de Beaubec, dont les moines exploitaient les terres environnantes. Le prieuré, transformé en ferme après la Révolution, échappa à la destruction malgré un incendie en 1972, avant d’être restauré par ses propriétaires actuels depuis 1982.

L’architecture du logis, avec ses sablières sculptées et son ossature en chêne, reflète la prospérité post-guerre de Cent Ans. Les motifs symboliques (coquilles Saint-Jacques, paons, serpents) évoquent les pèlerinages médiévaux, tandis que les adjonctions du XVIIIe siècle illustrent une évolution vers une construction plus rustique. Le prieuré, aujourd’hui ouvert à la visite, allie patrimoine religieux et histoire agricole, témoignant de la transition entre Moyen Âge et époque moderne.

Le site est aussi marqué par des figures comme Guibert de Nogent, moine de Saint-Germer-de-Fly, qui contribua à diffuser le culte de saint Arnoult en Beauvaisis. Au XIXe siècle, le prieuré appartint aux familles Ferrand puis Lenoir, avant d’être acquis en 1982 par les Alglave, qui entreprirent sa restauration. Son inscription aux monuments historiques porte sur les façades, toitures et deux cheminées du XVe siècle, soulignant sa valeur patrimoniale.

Le prieuré s’inscrit dans un réseau de lieux de culte liés à Saint-Jacques-de-Compostelle, via la via Turonensis. Sa position sur l’axe Boulogne–Chartres en fit une étape pour les pèlerins se rendant à Tours, où le tombeau de saint Martin attirait aussi les fidèles. Les coquilles sculptées sur sa façade rappellent ce lien avec les routes jacquaires, tandis que son histoire reflète les échanges entre Normandie, Picardie et Île-de-France aux XIe–XIIe siècles.

Liens externes

Style Architectural

  • Renaissance
  • Architecture à pans de bois
  • Label(s)

  • Monument historique
  • Période de construction

  • 15ème siècle