Frise chronologique
vers 1190
Fondation du prieuré
Fondation du prieuré
vers 1190 (≈ 1190)
Créé par la duchesse Constance de Bretagne.
vers 1240
Départ des religieuses
Départ des religieuses
vers 1240 (≈ 1240)
Rappel à l’abbaye mère, bénéfices maintenus.
fin XVIe siècle
Construction de la chapelle
Construction de la chapelle
fin XVIe siècle (≈ 1695)
Style gothique flamboyant et Renaissance.
1790
Confiscation révolutionnaire
Confiscation révolutionnaire
1790 (≈ 1790)
Biens nationaux, achat par les Cadoudal.
29 mai 1937
Classement de la chapelle
Classement de la chapelle
29 mai 1937 (≈ 1937)
Inscription aux Monuments Historiques.
4 décembre 1945
Classement des bâtiments
Classement des bâtiments
4 décembre 1945 (≈ 1945)
Protection étendue au prieuré et arbres.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
La chapelle (cad. AV 82) : inscription par arrêté du 29 mai 1937 ; Les bâtiments du prieuré avec les deux arbres du placitre (cad. AV 82) : inscription par arrêté du 4 décembre 1945
Personnages clés
| Constance de Bretagne - Duchesse fondatrice |
Créa le prieuré vers 1190. |
| Guillemette Le Prévost - Prieure (1502–1516) |
Première prieure attestée au XVIe siècle. |
| Marguerite de Montbourcher - Prieure en 1570 |
Période de transition architecturale. |
| Famille Cadoudal - Acquéreurs post-Révolution |
Posséda une partie des biens confisqués. |
Origine et histoire
Le prieuré de Saint-Cado, initialement nommé Notre-Dame-du-Mont ou prieuré de Kerléano, fut fondé vers 1190 par la duchesse Constance de Bretagne comme dépendance de l’abbaye Notre-Dame du Nid-au-Merle. Ce prieuré de femmes, situé sur la rive gauche du ruisseau du Reclus à Auray (Morbihan), abritait des religieuses jusqu’à leur rappel à la maison-mère vers 1240. Seuls subsistèrent alors la chapelle, une maison et deux tenues agricoles, gérées par des prieures jusqu’à la Révolution.
La chapelle actuelle, dédiée à saint Cadou, fut reconstruite à la fin du XVIe siècle dans un style mêlant gothique flamboyant et Renaissance, comme en témoignent son portail sculpté et ses rampants ornés d’animaux. Les bâtiments conventuels, accolés au sud de la chapelle, complétaient l’ensemble. Confisqués comme biens nationaux en 1790, une partie des terres fut acquise par la famille Cadoudal, figure notable de la chouannerie bretonne.
Classée Monument Historique, la chapelle fut inscrite par arrêté le 29 mai 1937, suivie des autres bâtiments et de deux arbres du placître le 4 décembre 1945. Le site illustre l’évolution architecturale religieuse en Bretagne, entre Moyen Âge et époque moderne, ainsi que les bouleversements liés à la Révolution. Aujourd’hui propriété de la commune d’Auray, il conserve des traces de son passé monastique et seigneurial.
Parmi les prieures attestées, Guillemette Le Prévost (1502–1516) et Marguerite de Montbourcher (1570) marquent la transition entre la période médiévale et la Renaissance. La chapelle, de plan rectangulaire, présente une nef à colonnes engagées, typique des édifices religieux bretons de cette époque. Les sculptures du portail, combinant motifs gothiques et Renaissance, reflètent les influences artistiques de la fin du XVIe siècle.