Prieuré de Saint-Cado à Auray dans le Morbihan

Prieuré de Saint-Cado

  • 56400 Auray
Prieuré de Saint-Cado
Prieuré de Saint-Cado
Crédit photo : Natbastide - Sous licence Creative Commons
Propriété de la commune

Frise chronologique

Moyen Âge central
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1200
1300
1600
1700
1800
1900
2000
1240
Rappel des religieuses
Fin du XIIe siècle
Fondation du prieuré
Fin du XVIe siècle
Construction de la chapelle
1790
Confiscation des biens
29 mai 1937
Inscription de la chapelle
4 décembre 1945
Inscription des bâtiments
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

La chapelle (cad. AV 82) : inscription par arrêté du 29 mai 1937 ; Les bâtiments du prieuré avec les deux arbres du placitre (cad. AV 82) : inscription par arrêté du 4 décembre 1945

Personnages clés

Constance Duchesse fondatrice du prieuré vers 1190.
Guillemette Le Prévost Prieure de 1502 à 1516.
Gabrielle de Morais Prieure jusqu'en 1550.
Bonaventure de Villeneuve Prieure à partir de 1550.
Marguerite du Couédor Prieure jusqu'en 1570.
Marguerite de Montbourcher Prieure en 1570.
Michelle de la Haye Prieure de 1570 à 1580.
Perrine de Boisjourdan Prieure à partir de 1580.
Jeanne de Launay Prieure jusqu'en 1601.
Marguerite de la Chapelle Prieure de 1602 à 1607.
Marguerite Pitart Prieure de 1607 à après 1644.
Anne Tuffin de la Roorie Prieure de 1663 à 1724.
Thérèse Anne Tuffin Prieure à partir de 1724.

Origine et histoire

Le prieuré de Saint‑Cado se trouve au lieu‑dit Le Reclus, sur la rive gauche du ruisseau du Reclus, à Auray (Morbihan). Jadis nommé Notre‑Dame du Mont puis Kerléano, il dépendait d’un couvent féminin fondé à la fin du XIIe siècle et, selon les sources, rattaché soit à l’abbaye de Saint‑Sulpice‑la‑Forêt, soit à l’abbaye Notre‑Dame du Nid‑au‑Merle. Fondé vers 1190 par la duchesse Constance, le prieuré accueillit des religieuses jusqu’à leur rappel à la maison‑mère vers 1240 ; néanmoins le bénéfice constitué par la chapelle, la maison et deux tenues à Kerléano subsista jusqu’à la Révolution, et des prieures y furent pourvues jusqu’en 1790. La chapelle, dédiée à saint Cadou, a été édifiée à la fin du XVIe siècle. En 1790 tous les biens du prieuré furent confisqués et une partie passa à la famille Cadoudal. La chapelle, de plan rectangulaire, présente un portail occidental mêlant décor flamboyant et éléments de la Renaissance ; les rampants des pignons sont sculptés d’animaux et, à l’intérieur, la nef est flanquée de colonnes engagées. Les bâtiments conventuels jouxtent la chapelle sur son côté méridional. La chapelle a été inscrite au titre des monuments historiques le 29 mai 1937 ; les autres bâtiments et les deux arbres du placître ont été inscrits le 4 décembre 1945. Parmi les prieures attestées figurent Guillemette Le Prévost (1502‑1516), Gabrielle de Morais (jusqu’en 1550, date d’entrée inconnue), Bonaventure de Villeneuve (à partir de 1550, date de fin inconnue), Marguerite du Couédor (jusqu’en 1570), Marguerite de Montbourcher (en 1570), Michelle de la Haye (1570‑1580), Perrine de Boisjourdan (à partir de 1580), Jeanne de Launay (jusqu’en 1601), Marguerite de la Chapelle (1602‑1607), Marguerite Pitart (1607‑après 1644), Anne Tuffin de la Roirie (1663‑1724) et Thérèse Anne Tuffin (à partir de 1724, date de fin inconnue).

Liens externes