Premières chartes mentionnées 866 (≈ 866)
Attestation écrite du monastère comme refuge.
XVe siècle
Reconstruction et ajouts architecturaux
Reconstruction et ajouts architecturaux XVe siècle (≈ 1550)
Tour, fenêtres à meneaux et cheminée ajoutées.
7 octobre 1975
Inscription aux Monuments historiques
Inscription aux Monuments historiques 7 octobre 1975 (≈ 1975)
Protection des façades, toitures et cheminée.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Façades et toitures ; cheminée de la grande salle de l'ancien logis (cad. AE 184) : inscription par arrêté du 7 octobre 1975
Personnages clés
Saint Colomban - Fondateur spirituel
Moines fondateurs du monastère initial.
Saint Philibert - Figure religieuse associée
Corps abrité lors des invasions normandes.
Origine et histoire du Prieuré
Le prieuré de Saint-Gondon trouve ses origines dans un monastère fondé au XVe siècle, initialement lié à l'abbaye angevine de Saint-Florent-le-Vieil. Ce site, situé dans le Loiret, fut un refuge pour les moines de Saint-Florent lors des invasions normandes, abritant même le corps de saint Philibert avant leur départ vers Tournus. Les premières mentions écrites remontent à 866, attestant de son importance précoce.
L'architecture actuelle du prieuré, datée du XVe siècle, combine des éléments carolingiens avec des ajouts tardifs : une tour en brique et pierre dotée d'un escalier à vis, des fenêtres à meneaux, et une imposante cheminée dans la grande salle. Le corps de logis, rectangulaire et à deux niveaux, présente une tourelle d'escalier prismatique semi-engagée, typique de cette période. Les murs en brique apparente, rehaussés de chaînages et d'encadrements en pierre de taille, illustrent les techniques constructives de l'époque.
Le prieuré est inscrit aux Monuments historiques depuis le 7 octobre 1975 pour ses façades, ses toitures et sa cheminée, soulignant sa valeur patrimoniale. À l'origine fondé par des moines de saint Colomban, il adopta ensuite la règle bénédictine tout en restant dépendant de l'abbaye de Saint-Florent-le-Vieil. Ce lieu témoigne ainsi des échanges religieux et architecturaux entre l'Anjou et le Val de Loire durant le Moyen Âge.