Frise chronologique
vers 1066–1067
Fondation du prieuré
Fondation du prieuré
vers 1066–1067 (≈ 1067)
Charte dressée par Hugues II de Montfort
1147
Arrivée des bénédictins
Arrivée des bénédictins
1147 (≈ 1147)
Remplacent les chanoines réguliers
XVe–XVIIe siècles
Déclin du prieuré
Déclin du prieuré
XVe–XVIIe siècles (≈ 1750)
Trois siècles de stagnation
1722–1779
Ère janséniste
Ère janséniste
1722–1779 (≈ 1751)
Henri-Emmanuel de Roquette restaure le site
1791
Fermeture révolutionnaire
Fermeture révolutionnaire
1791 (≈ 1791)
Vente comme bien national
1948 et 1997
Protections MH
Protections MH
1948 et 1997 (≈ 1997)
Inscriptions successives des bâtiments
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
"Bâtiment du prieuré et cour du cloître, à l'exception du bâtiment du XIXe siècle bordant le côté sud-ouest (cad. C 8) : inscription par arrêté du 27 octobre 1948 - Parties suivantes de l'ancien enclos prioral : façades et toitures de la maison de gardien, ainsi que le porche attenant ; pressoir avec l'ensemble de son outillage ; mausolée du colonel Langlois ; mur en hémicycle du potager ; éléments hydrauliques : viviers, fontaines, bassins, lavoir. En dehors de l'enclos prioral : façades et toitures du bâtiment des anciennes "petites écoles" (actuelle mairie) , à l'exclusion de la partie construite en briques (cad. B 158 lieudit l'Eglise ; C 30 lieudit Jardin de l'Hospice, 31, 34 lieudit L'Eglise, 36 lieudit Cour du Prieuré) : inscription par arrêté du 2 octobre 1997"
Personnages clés
| Hugues II de Montfort - Fondateur |
Auteur de la charte de fondation (XIe) |
| Guillaume le Conquérant - Commanditaire |
Installe une collégiale de chanoines |
| Henri-Emmanuel de Roquette - Prieur janséniste |
Restaure le prieuré (XVIIIe) |
| Louis-Charles de Grieu - Dernier prieur |
Achète le site en 1791 |
| Jean-Charles Langlois - Propriétaire (XIXe) |
Colonel et peintre, inhumé sur place |
| Jeanne Le Calvé (Mère Denis) - Résidente célèbre |
Décédée au prieuré (années 1980) |
Origine et histoire
Le prieuré de Saint-Hymer, fondé au XIe siècle par Hugues II de Montfort, devient une collégiale de chanoines réguliers sous Guillaume le Conquérant, puis un prieuré bénédictin en 1147. Les moines du Bec en font un établissement quasi-abbatial, avec une église à vestiges romans et un cloître partiellement daté du XVIe siècle. Le site, traversé par la rivière Yvie, intègre des aménagements hydrauliques (viviers, cascades) et un pressoir du XVIIe siècle.
Au Moyen Âge, le prieuré compte jusqu’à treize moines, mais entre en déclin à partir du XVe siècle. Après trois siècles de stagnation, il renaît au XVIIIe sous l’impulsion d’Henri-Emmanuel de Roquette, abbé janséniste. Ce dernier en fait un foyer de diffusion des idées de Port-Royal, surnommé le « Port-Royal de Normandie », tout en restaurant les bâtiments (aile est en 1738) et en créant une école pour enfants pauvres (1764).
La Révolution ferme le prieuré en 1791, mais son dernier prieur, Louis-Charles de Grieu, l’achète comme bien national et le préserve. Au XIXe siècle, le colonel Jean-Charles Langlois en devient propriétaire et y est inhumé en 1870. Le site, légué à l’hôpital de Pont-l’Évêque, abrite un EHPAD jusqu’en 2020. Parmi ses résidents célèbres figure Jeanne Le Calvé, dite « la Mère Denis », inhumée dans le cimetière adjacent.
L’édifice est partiellement protégé au titre des monuments historiques : le bâtiment du prieuré et la cour du cloître sont inscrits en 1948, suivis en 1997 par des éléments de l’enclos prioral (pressoir, mausolée, aménagements hydrauliques) et les anciennes « Petites écoles » (actuelle mairie).