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Prieuré de Saint-Marcel-lès-Sauzet dans la Drôme

Patrimoine classé Patrimoine religieux Prieuré Eglise romane

Prieuré de Saint-Marcel-lès-Sauzet

    Le Village
    26740 Saint-Marcel-lès-Sauzet
Propriété de la commune
Prieuré de Saint-Marcel-lès-Sauzet
Prieuré de Saint-Marcel-lès-Sauzet
Prieuré de Saint-Marcel-lès-Sauzet
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Prieuré de Saint-Marcel-lès-Sauzet
Prieuré de Saint-Marcel-lès-Sauzet
Prieuré de Saint-Marcel-lès-Sauzet
Crédit photo : Remi Mathis - Sous licence Creative Commons

Frise chronologique

Haut Moyen Âge
Moyen Âge central
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1000
1100
1200
1300
1700
1800
1900
2000
2100
985
Fondation initiale
avant 1037
Rattachement à Cluny
1165
Transition contestée vers les chanoines
XIIe siècle (2e moitié)
Construction de l'église
1293
État de dégradation signalé
1791
Vente des biens ecclésiastiques
1846
Classement monument historique
1862
Restauration par les Maristes
1877
Découverte d'un autel du VIIIe siècle
Aujourd'hui
Aujourd'hui
fin XXe siècle
Destruction de la galerie sud

Patrimoine classé

Eglise : classement par liste de 1846

Personnages clés

Lambert - Donateur initial (985) Offre les terres avec Falectrude.
Falectrude (Falectrudis) - Donatrice (985) Épouse de Lambert, cofondatrice.
Ademar (ou Aimar) - Comte, fils de Lambert Confirme la donation avant 1037.
Audoin et Durand - Moines bénédictins (985) Bénéficiaires du don initial.
Jacques d'Amboise - Abbé de Cluny et prieur (1491) Dirige le prieuré à la Renaissance.

Origine et histoire

Le prieuré de Saint-Marcel-lès-Sauzet trouve ses origines en 985, lorsque Lambert et son épouse Falectrude offrent des terres aux moines bénédictins Audoin et Durand pour y reconstruire un monastère sur le site alors nommé Salciaco. Leur fils, le comte Ademar (ou Aimar), confirme cette donation avant 1037 et rattache le monastère à l’ordre clunisien. Plusieurs biens locaux, comme les prieurés de Saint-Jean d’Autichamp ou Saint-Étienne d’Espeluche, lui sont progressivement associés. L’église actuelle, édifiée dans la seconde moitié du XIIe siècle, reflète cette influence clunisienne, bien que des sources ultérieures évoquent une possible transition vers des chanoines réguliers en 1165, hypothèse contredite par les rapports de 1293 signalant l’état dégradé des bâtiments (cloître, dortoir, clocher).

Au XIIIe siècle, le prieuré compte six moines et adopte une architecture romane provençale teintée d’innovations, comme une coupole octogonale ornée des symboles des évangélistes. Le site traverse des périodes de déclin, notamment après la Révolution : en 1791, ses biens sont vendus comme propriétés ecclésiastiques, mais la chapelle devient église paroissiale. Au XIXe siècle, les Maristes rachètent les bâtiments en 1862 et restaurent l’église, tandis qu’en 1877, la découverte d’un autel chrétien du VIIIe siècle lors de fouilles atteste d’une occupation religieuse bien antérieure. Classé monument historique dès 1846, le prieuré perd cependant sa galerie sud du cloître (XVIIe–XVIIIe siècles) à la fin du XXe siècle, lors de sa conversion en logements.

L’architecture du prieuré, remarquable par son homogénéité, date principalement du début du XIIIe siècle. La nef, voûtée en berceau brisé et flanquée de bas-côtés, mène à un transept surmonté d’une coupole octogonale, supportant un clocher réduit au XVIIIe siècle. Le portail occidental, typique du XIIIe siècle, et les colonnes engagées marquent une rupture avec les canons romains traditionnels, illustrant la transition vers le gothique. Malgré les modifications ultérieures (destruction partielle du cloître, toiture du clocher), l’église conserve des éléments romans provençaux, comme la division en tiers entre colonnes et pilastres, tout en intégrant des innovations structurelles pour l’époque.

Liens externes