Frise chronologique
1226
Première mention écrite
Première mention écrite
1226 (≈ 1226)
Dans les archives historiques.
XIe-XIIe siècles
Fondation du prieuré
Fondation du prieuré
XIe-XIIe siècles (≈ 1250)
Par les moines de Saint-Savin-sur-Gartempe.
1791
Vente comme bien national
Vente comme bien national
1791 (≈ 1791)
Domaines vendus pendant la Révolution.
1825
Acquisition par la commune
Acquisition par la commune
1825 (≈ 1825)
Chapelle devient propriété communale.
2 avril 2003
Classement monument historique
Classement monument historique
2 avril 2003 (≈ 2003)
Inscription officielle de la chapelle.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
La chapelle (cad. AE 24) : inscription par arrêté du 2 avril 2003
Personnages clés
| Moines de Saint-Savin-sur-Gartempe - Fondateurs du prieuré |
Bénédictins poitevins aux XIe-XIIe siècles. |
| Saint Marin - Saint patron du prieuré |
Associé au pèlerinage des enfants. |
Origine et histoire
Le prieuré de Saint-Marin, situé à Saint-Marcel dans l'Indre (Centre-Val de Loire), fut fondé par les moines bénédictins de l'abbaye de Saint-Savin-sur-Gartempe entre les XIe et XIIe siècles. Dédié à Saint Marin, il abritait une chapelle réputée pour son pèlerinage des « rechignoux », où les parents faisaient boire aux enfants pleurnichards de l’eau du puits et tourner autour de l’édifice pour les guérir. Ce pèlerinage, encore célébré par une messe annuelle le premier samedi de septembre, attirait autrefois une foule nombreuse.
Le prieuré, mentionné pour la première fois en 1226, comprenait un domaine agricole avec église, logis prieural, granges, étables, bois et un moulin (aujourd’hui usine hydroélectrique). Vendue comme bien national en 1791, la chapelle fut préservée pour le culte, tandis que les autres bâtiments furent convertis à un usage agricole. Le site, situé sur la rive gauche de la Creuse, était autrefois un port actif pour le flottage du bois, bien que les tentatives de rendre la rivière navigable depuis Saint-Marin aient échoué.
L’église, de plan cruciforme avec une nef unique et un transept saillant, conserve une tourelle carrée abritant peut-être un ancien escalier. Le prieuré, dont il ne subsiste que l’église et le logis, fut inscrit aux monuments historiques le 2 avril 2003. La chapelle, propriété communale depuis 1825, reste un lieu de dévotion et de mémoire locale, témoignant de l’influence des abbayes poitevines en Berry.
Le site était également lié à l’activité économique régionale : son moulin, aujourd’hui transformé en centrale hydroélectrique, illustre l’adaptation des infrastructures médiévales aux besoins modernes. La Creuse, bien que non navigable, joua un rôle dans le transport du bois, avec un port aujourd’hui disparu. Le prieuré incarne ainsi à la fois un patrimoine religieux, agricole et industriel.