Frise chronologique
VIe siècle
Première mention du prieuré
Première mention du prieuré
VIe siècle (≈ 650)
Signalé par Grégoire de Tours près de ruines.
1784
Publication des dessins de Beaumesnil
Publication des dessins de Beaumesnil
1784 (≈ 1784)
Recueil *Antiquités et Monuments de la Touraine*.
1948
Classement Monument Historique
Classement Monument Historique
1948 (≈ 1948)
Protection des vestiges et de la citerne.
2002
Réévaluation des vestiges antiques
Réévaluation des vestiges antiques
2002 (≈ 2002)
Remise en cause de l'hypothèse du *castellum*.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Totalité des restes de l'ancienne église priorale et des ruines de la villa gallo-romaine ; citerne avec sa porte du XVe siècle : inscription par arrêté du 22 mai 1948
Personnages clés
| Grégoire de Tours - Historien et évêque |
Mentionne le prieuré au VIe siècle. |
| Pierre Beaumesnil - Dessinateur et acteur |
Documente les ruines en 1784. |
Origine et histoire
Le prieuré de Saint-Venant, situé à Luynes en Indre-et-Loire, trouve ses origines dès le VIe siècle, comme le signale Grégoire de Tours, qui évoque un prieuré construit près de ruines antiques. Ces vestiges gallo-romains, initialement interprétés comme un castellum du Bas-Empire pour contrôler la vallée de la Loire, ont été réévalués en 2002 : leur fonction défensive est désormais contestée, et leur aménagement sur une terrasse artificielle suggère une occupation plus complexe, avec des maçonneries antérieures au Bas-Empire. Les fouilles et études récentes soulignent l'absence de preuves d'une fortification côté nord, remettant en cause l'hypothèse d'un fortin.
L'église priorale, dépendante de l'abbaye de Marmoutier jusqu'au XVIIe siècle, présente une nef unique dont subsistent deux travées voûtées d'ogives refaites au XVe siècle, reposant sur des supports du XIIIe siècle. Le chœur, démoli à la Révolution, témoigne des transformations liées à son usage viticole postérieur. Le logis prioral, daté du XVe siècle, fut restauré au début du XXe siècle avec des ajouts fantaisistes. Une citerne, autrefois considérée comme antique, a été profondément remaniée ; son lien avec un hypothétique aqueduc reste incertain, son implantation basse excluant un usage autre que local.
Le site, classé Monument Historique en 1948, conserve des vestiges de la villa gallo-romaine, dont les murs massifs en petit appareil et des traces de terrassements. Les dessins de Pierre Beaumesnil (1784) documentent ces ruines avant leur réinterprétation moderne. Après la Révolution, le prieuré, devenu propriété privée, a été reconverti en chambres d'hôtes, mêlant patrimoine médiéval et traces antiques dans un cadre préservé.