Frise chronologique
1024
Donation royale
Donation royale
1024 (≈ 1024)
Conrad offre le domaine à Udelin.
XVe siècle
Mise en commende
Mise en commende
XVe siècle (≈ 1550)
Début du déclin institutionnel du prieuré.
1625
Suppression et réforme
Suppression et réforme
1625 (≈ 1625)
Rachat par le prince de Vaudémont.
1630
Nouvelle construction
Nouvelle construction
1630 (≈ 1630)
Chanoines s’installent dans les bâtiments neufs.
1736
Effectif connu
Effectif connu
1736 (≈ 1736)
Un prieur, cinq prêtres, un frère.
Début XIXe siècle
Destruction partielle
Destruction partielle
Début XIXe siècle (≈ 1904)
Disparition des ailes Nord et Ouest.
1998
Protection patrimoniale
Protection patrimoniale
1998 (≈ 1998)
Inscription de l’aile Sud.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Aile sud de l'ancien prieuré, en totalité, y compris le lavabo au rez-de-chaussée (cad. 1 57) : inscription par arrêté du 20 février 1998
Personnages clés
| Conrad - Roi des Romains |
Donateur du domaine en 1024. |
| Udelin - Bénéficiaire de la donation |
Reçoit Viviers de Conrad. |
| Prince de Vaudémont - Seigneur de Viviers |
Rachète et réforme le prieuré en 1625. |
Origine et histoire
Le prieuré de Viviers trouve ses origines en 1024, lorsque Conrad, roi des Romains, offrit le domaine à Udelin. Peu après, un prieuré dédié à Notre-Dame fut fondé sous l’impulsion de l’abbaye de Mettlach. Ce prieuré, mis en commende au XVe siècle, fut supprimé en 1625 après son rachat par le prince de Vaudémont, seigneur local. Ce dernier y installa des chanoines réguliers de la congrégation de Notre-Sauveur pour le réformer, entraînant la destruction des anciens bâtiments et leur remplacement par un nouvel ensemble conventuel achevé vers 1630. Les chanoines occupèrent les lieux à partir de cette date.
L’architecture du prieuré, organisée autour d’une cour carrée, comprenait quatre ailes, dont celle du Nord abritait l’église. En 1736, la communauté comptait un prieur, cinq prêtres et un frère. Sous la Révolution, le couvent devint un Bien National : les ailes Nord et Ouest disparurent au début du XIXe siècle, laissant place à l’église paroissiale actuelle. L’aile Sud, utilisée comme presbytère jusqu’aux années 1980, et l’aile Est (propriété privée) subsistent partiellement. Leur structure, en moellons crépis avec chaînes en pierre de taille, conserve des éléments remarquables comme un lavabo en pierre orné d’angelots (XVIIe siècle) et un escalier à l’italienne.
Les intérieurs, moins transformés dans l’aile Sud, révèlent des cheminées du XVIIIe siècle (sauf une d’origine, du XVIIe siècle) et des galeries de circulation intérieures. Le site, dominant l’emplacement de l’ancien château, est inscrit à l’inventaire supplémentaire des Monuments Historiques depuis 1998 pour son aile Sud, incluant le lavabo historique. Aujourd’hui, cette aile appartient à la commune, tandis que l’aile Est reste privée. Le prieuré illustre ainsi les mutations architecturales et religieuses entre Moyen Âge et époque moderne en Lorraine.