Frise chronologique
1310
Fondation de l'hospice
Fondation de l'hospice
1310 (≈ 1310)
Hospice de pèlerins à l'origine du prieuré.
1632
Prise de contrôle carmélite
Prise de contrôle carmélite
1632 (≈ 1632)
Abandon de la vocation caritative initiale.
1638
Naissance de Louis XIV
Naissance de Louis XIV
1638 (≈ 1638)
Légende liée à la prière d'Anne d’Autriche.
1791
Nationalisation révolutionnaire
Nationalisation révolutionnaire
1791 (≈ 1791)
Vente aux enchères et démolition partielle.
1922
Achat par Gurdjieff
Achat par Gurdjieff
1922 (≈ 1922)
Création de son institut ésotérique.
11 juillet 1991
Classement partiel
Classement partiel
11 juillet 1991 (≈ 1991)
Protection des façades et du jardin.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Les façades et les toitures du prieuré ; le jardin (cad. C 1340, lieudit les Basses Loges, 1342, lieudit Avenue du Général-de-Gaulle) : inscription par arrêté du 11 juillet 1991
Personnages clés
| Anne d’Autriche - Reine de France, épouse de Louis XIII |
Finança le prieuré après une prière exaucée. |
| Marie-Thérèse d’Autriche - Épouse de Louis XIV |
Poursuivit les dons pour les constructions. |
| Pierre Philibert Giot - Marchand parisien, futur maire d’Avon |
Acheta et transforma le prieuré en 1791. |
| Georges I. Gurdjieff - Ésotériste et mystique |
Y installa son institut en 1922. |
| Katherine Mansfield - Écrivaine, disciple de Gurdjieff |
Décéda au prieuré en 1923. |
Origine et histoire
Le prieuré Saint-Nicolas, dit des Basses-Loges, était un monastère carmélite fondé au XVIIe siècle à Avon, en Seine-et-Marne. À l’origine, un hospice de pèlerins de douze lits, construit en 1310 sous tutelle spirituelle, occupait ce site au carrefour de deux rues majeures. Ce lieu devint un prieuré après sa reprise par les Carmélites de Touraine en 1632, marquant l’abandon de sa vocation caritative initiale.
La prospérité du prieuré fut liée à Anne d’Autriche, épouse de Louis XIII, qui y pria après 22 ans de mariage sans enfant. Selon la légende, sa prière fut exaucée avec la naissance du futur Louis XIV en 1638. Grâce à ses dons, puis à ceux de Marie-Thérèse, épouse de Louis XIV, le monastère s’agrandit : chapelle, bâtiments conventuels et six cellules de moines furent édifiés. Ces constructions datent de la seconde moitié du XVIIe siècle, période clé pour le site.
La Révolution française dispersa les moines en 1791. Les bâtiments, nationalisés, furent vendus à Pierre Philibert Giot, futur maire d’Avon, qui démolit l’église et la chapelle pour transformer le prieuré en maison de campagne. Le site changea plusieurs fois de mains avant d’être acquis en 1922 par l’ésotériste Georges I. Gurdjieff, qui y fonda son Institut pour le développement harmonieux de l’homme. L’écrivaine Katherine Mansfield, son disciple, y mourut en 1923.
Classé partiellement aux monuments historiques en 1991 (façades, toitures et jardin), le prieuré, menacé de démolition, fut rénové dans les années 1990. Aujourd’hui, il subsiste un unique bâtiment du complexe d’origine, témoignant de son histoire mouvementée, entre spiritualité, pouvoir royal et héritage ésotérique.